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Université d’été du PS et du MJS - La Rochelle 2010 - La vie qu'on veut

Université d’été du PS et du MJS - La Rochelle 2010 - La vie qu'on veut

Développement durable et ruralité Samedi 28 Août 2010 à 21:27

Réussir la transition environnementale

L’atelier, animé par Philippe Martin et Aurélie Filippetti, s’est déroulé dans une ambiance stimulante, riche d’idées et de débats.

 

Philippe Martin introduit la discussion, interrogeant les intervenants et la salle sur le constat partagé du caractère impératif de cette transition, et sur les moyens d'y parvenir.

 

A cela, Yves Cochet répond par la nécessité de changer de paradigme conceptuel, arguant notamment du fait que la nature, "être de droit" qui envoie des signaux clairs –seuils d’effondrements atteints, épuisement des ressources finies -, ne négocie pas. Il faut donc, et cela incombe en particulier au politique, inventer un nouvel imaginaire, qui rende ce changement désirable.

 

La focale s’élargit à un niveau international, avec l’analyse de Laurence Tubiana, qui souligne que la prise de conscience d’un risque systémique s’est imposée à tous les pays, même de manière souvent inégale ; elle s’est invitée dans les débats de toutes les sociétés. Le débat, partout, doit se concentrer sur l’imagination du changement, les trajectoires possibles : quelles anticipations, quelles inventions, et quels investissements pour les 20 à 30 ans à venir, là où ce changement est nécessaire ?

 

Benoît Faraco rappelle également que la transition environnementale a un coût social et économique, et que le paquet climat/énergie adopté par l’Europe organise une partie de cette transition environnementale, via des objectifs chiffrés. Une des clés réside dans le décloisonnement entre l’environnement et l’économie, l’industrie, la recherche etc…, condition sine qua non de réussite qui doit aujourd’hui s’incarner, et non plus se fantasmer.

 

Le regard de Jean-Marc Laperelle sur cette question pointe les effets combinatoires de quatre problématiques: le climat, l’énergie, la sécurité alimentaire, et la dette publique. Ces éléments appellent des redéfinitions à la fois du mode de gouvernance, des mécanismes économiques comme des indicateurs de richesse, et une lutte contre le court-termisme ambiant.

 

Géraud Guibert réaffirme que l’écologie n’est pas un supplément d’âme, mais un outil majeur de sortie de crise. Qu’un partenariat réel à gauche, entre les socialistes et les Verts, et que la méthode – mobiliser la société - et le fond – sortir des logiques antiéconomiques et antiécologiques - doivent être intimement liés. Enfin, il rappelle combien la construction de ce nouveau modèle est enthousiasmante!

 

Aurélie Filippetti amorce une première conclusion, rappelant pourquoi l’écologie est de gauche : parce la réponse passe par une lutte contre les inégalités ; parce que le changement de paradigme se fera par les citoyens qui s’approprient de plus en plus le savoir scientifique lié ; et parce que l’écologie remet en cause le droit de propriété. Les biens communs, les ressources naturelles – eau, énergie, minerais, biodiversité, …- sont sous une responsabilité collective élargie.

 

Les intervenants répondent aux questions d’Antoine, Eric, Jean-Christophe, Constance, Francis, Jérôme et Maria.