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Parti socialiste

Emploi et travail Vendredi 13 Mai 2011 à 15:16

RSA : «Quand on est devant un tel échec moral social et économique, qu'on ose taper les plus faibles dans notre pays, c'est honteux»

Les socialistes ont réagi aux déclarations de Laurent Wauquiez qui a proposé dimanche 8 mai que les bénéficiaires de minima sociaux soient astreints à des heures hebdomadaires de service social et que leurs aides soient plafonnées, pour marquer l'écart avec « celui qui travaille ». 
 

Martine Aubry

Martine Aubry, Première Secrétaire s'est insurgée  : «Jusqu'à présent, le président de la République nous expliquait que le chômage était dû à la crise (...) maintenant la faute c'est aux chômeurs». «Dire que les gens qui vivent du RSA sont des gens qui ont les bras ballants qui attendent et sont très heureux de vivre de l'assistance, c'est vraiment ne rien connaître à la réalité des choses». «Ce que le gouvernement devrait faire toute la journée, c'est s'occuper de l'emploi, l'emploi, l'emploi et là on aurait une réduction des RSA comme à chaque fois que le chômage a baissé», a-t-elle développé. «Quand on est devant un tel échec moral social et économique, qu'on ose taper les plus faibles dans notre pays, c'est honteux». «C'est lamentable de courir comme ça derrière le Front national».
 

Alain Vidalies

Alain Vidalies, Secrétaire national au travail et à l'emploi, a dénoncé la «chasse aux pauvres organisée». «A force de courir après le Front national, ce gouvernement s'est dit que finalement il y avait probablement à abuser d'une idée communément admise que ceux qui ne travaillent pas sont des feignants (...). Les propositions de Wauquiez sont établies sur des chiffres faux, qui n'honorent pas un ministre de la République» a-t-il remarqué.
 

David Assouline

David Assouline, Secrétaire national à la communication et la mobilisation, a relevé que pour Monsieur Wauquiez donc, «la principale injustice ce n'est pas l'écart qui se creuse entre les plus pauvres et les fortunés, ce n'est pas l'écart qui ne cesse d'augmenter entre les salariés et les grands patrons», «non pour Monsieur Wauquiez, c'est que les plus pauvres, tombés dans une situation de misère en touchant les minima sociaux, parce que ce gouvernement a été incapable de relancer l'emploi, puissent à 2 toucher autant qu'un travailleur au Smic !». «Nous lui répondons fermement. Le cancer c'est le chômage, ce n'est pas les chômeurs!».
 

 

François Hollande

François Hollande,  député de Corrèze, s'est interrogé sur la transgression de Laurent Wauquiez : «Au bénéfice de qui, au bénéfice de quoi? de la raison, de la justice, de la mesure, de l'équilibre? Au bénéfice finalement de l'excès et en définitive de l'extrême», a-t-il jugé.  Il «y a comme une compétition, une chasse aux électeurs d'extrême droite». «Mais quand vous chassez l'extrême droite, c'est elle qui vous chasse», a-t-il conclu.
 

Ségolène Royal

Ségolène Royal,Présidente de la région Poitou-Charentes, a estimé que «les minima sociaux ne permettent pas de gagner autant que ceux qui travaillent». «Que la société donne du travail parce qu'il y a plein de gens qui sont aux minima sociaux qui voudraient avoir la dignité de travailler», «il y a tant d'assistanat des riches et des plus fortunés dans le système actuel», a-t-elle jugé. «Tous ceux qui, comme disait François Mitterrand, s'enrichissent en dormant, est-ce qu'il ne sont pas assistés?» a-t-elle conclu.
 
 

Bertrand Delanoë

Bertrand Delanoë, Maire de Paris, a estimé qu'il était «indécent qu'un membre du gouvernement, alors que nous sommes dans un pays où il y a des millions d'exclus, mette les projecteurs sur ce sujet comme s'il fallait culpabiliser ceux qui n'ont rien». «C'est le même gouvernement qui ne cesse depuis quatre ans de faire des cadeaux aux plus riches : les compagnies pétrolières en sont à plusieurs milliards de bénéfices (...), le bouclier fiscal a permis vraiment à certaines fortunes de s'accroître considérablement, la réforme de l'ISF va encore favoriser les plus riches et que fait un membre du gouvernement? Il dénonce ceux qui ont moins de 700 euros par mois!»
 

 

Lionel Jospin 

Lionel Jospin, Ancien Premier ministre, a commenté : «Quand j'entends la proposition récente (consistant) à vouloir culpabiliser ceux qui vivent le plus difficilement alors que l'on voit à nouveau flamber les revenus financiers, on est choqué». Avant d'appeller à un «équilibre entre nécessité économique et justice sociale».