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Élections 2012 - Présidentielle et législatives

Élections 2012 - Présidentielle et législatives

Europe et international Jeudi 10 Mai 2012 à 12:44

Ségolène Royal: «le pouvoir tutélaire des marchés financiers, ça suffit !»

>> Voir le site de la transition de François Hollande

Ségolène Royal était l'invité jeudi de la matinale de Canal Plus (voir la vidéo à partir de 24'30) où elle a été longuement interrogée sur la crise grecque.

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo
Ségolène Royal a en premier lieu expliqué l'importance de la présidence de François Hollande pour l'Union européenne: "Il faut une autre vision de l'Europe, des urgences et de l'organisation de l'équilibre des choses. Et l'arrivée de François Hollande est un très grand espoir en Europe qui semble figée sur des solutions du passé et qui les ont poussés dans des politiques d'austérité qui les ont mises à genoux"

Sortir l'Europe de l'ornière

Puis, s'agissant du Pacte budgétaire, la présidente de la région Poitou-Charentes analyse: "Angela Merkel ne veut pas renégocier le Pacte budgétaire mais elle dit maintenant qu'elle veut s'engager dans une dynamique de croissance et sortir l'Europe de l'ornière".

Remettre en cause le pouvoir des marchés financiers

Interrogée sur l'aide à la Grèce, Ségolène Royal répond: "Est-ce qu'il est possible de continuer comme ça avec la Grèce ? Est-ce que nous voulons que la Grèce sorte de la zone euro ?  La réponse est non". Puis de poursuivre: "ces institutions arc-boutées sur les solutions immobiles parce que personne ne veut faire le premier pas pour ne pas remettre en cause le pouvoir tutélaire des marchés financiers, ça suffit ! "

Des mesures concrètes

Par la suite, l'ancienne candidate a rappelé les propositions de François Hollande pour l'Union européenne: prêts aux Etats de la Banque Centrale Européenne, eurobonds et mobilisation des fonds structurels européens pour mener des politiques de croissance. S'agissant de la Grèce en particulier, Ségolène Royal interroge: "Le montant de la fraude fiscale en Grèce est de 100 milliards d'euros. Qui a pris à bras-le-corps la question de la fraude fiscale ? " Avant de répondre: "personne". Et de conclure: "si les instances européennes disent à la Grèce "nous allons vous aider aussi à prendre en charge la question de la fraude fiscale", voilà une solution très concrète".

>> Voir l'agenda du changement: les mesures de la première année de mandature de François Hollande

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