Connectez-vous

Identifiez-vous :

Avec votre compte
Parti-socialiste.fr

Saisissez votre adresse de courriel
Saisissez votre mot de passe

Avec votre compte
Facebook ou Coopol

Coopol connect
Parti socialiste

Université d'été du PS et du MJS - La Rochelle 2011

Université d'été du PS et du MJS - La Rochelle 2011

Société Samedi 27 Août 2011 à 20:31

Société précaire, société indignée

Dans une atmosphère chaleureuse et déterminée, la salle plénière de l’Espace Encan a accueilli socialistes et intervenants extérieurs, pour aborder le thème suivant : société précarisée, société indignée ?
 
 
La précarité n’a cessé de se développer, dans le privé comme le public, car le recours à l’emploi précaire est légitimité au nom de la flexibilité. Elle est devenue une vision naturelle du monde, que l’idéologie libérale cherche à ériger en valeur. Pour la droite, le précaire est responsable de sa propre précarité.
 
Le précaire est un inclus en voie d’exclusion qui n’est plus rattaché à la société que par les filets de protection sociale. On ne peut pas vivre sans logement, sans revenu décent. La précarité retire le droit d’avoir des droits. De plus, la précarité est cumulative : précarité de l’emploi, précarité de logement, précarité énergétique…
Les inégalités françaises sont d’abord des inégalités de patrimoine. Dix millions de personnes sont mal-logées ou fragilisées par la crise du logement. En dix ans, les prix de l’immobilier ont doublé, les loyers ont augmenté de 50%.
 
Les jeunes sont les premières victimes de la précarité. Ils se soulèvent de par le monde, parce qu’ils vivent dans une société qui les écrase. Ce qui nous guette, c’est que les jeunes cessent de participer à la vie de la cité.
 
Nous ne sortirons pas de cette crise dans le système actuel. La réponse à la précarité est dans la responsabilité individuelle accompagnée de sécurités collectives.
Si l’indignation est un point de départ, il n’est pas un point d’arrivée. Les exclus se radicalisent, mais leur colère doit se transformer en projet politique. L’émotion d’indignation doit s’ouvrir sur des pratiques institutionnelles, sociales et politiques durables.
 
C’est le rôle de la gauche. S’il n’y a pas de rôle de l’Etat, il restera des laissés-pour-compte. Nous vivons une crise supplémentaire du capitalisme, la droite veut désarmer la puissance publique. La « règle d’or », c’est s’interdire toute politique contra-cyclique.
 
A l’exemple du Brésil, de l’Argentine, de l’Islande, nous pouvons changer les choses dès 2012: création d’une banque publique d’investissement pour les PME, développement de l’économie sociale et solidaire, transformation écologique de notre industrie. L’éducation, la sécurité, les inégalités territoriales devront être des priorités.
Le débat fructueux de cette plénière est une invitation au changement, changement que nous avons le devoir de porter durant cette campagne.