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Le changement

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Développement durable et ruralité Mardi 28 Août 2012 à 10:52

Stéphane Le Foll: « éviter à l'élevage français une baisse des prix de vente de ses produits »

Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, était l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV mardi 28 août. Retour sur la crise et les dossiers de la rentrée: chômage, règles budgétaires européennes, nucléaire, le dossier des roms mais aussi l'impact de la crise céréalière sur l'élevage.

 

Contrer la crise alimentaire et agricole

Jean-Jacques Bourdin a invité le ministre à expliquer sa politique alors que la crise céréalière impacte l'élevage. En effet, alors que les récoltes cette année en France sont bonnes, les mauvaises récoltes en Russie et aux Etats-Unis font monter les prix de l'alimentation animale, ce à quoi s'ajoute la spéculation sur les "commodities". Stéphane Le Foll s'est dit favorable à la mise en place d'une taxation des flux financiers notamment "à l'échelle de l'Europe". Face à cette crise néanmoins, le ministre explique son action: en premier lieu le déclenchement du système AMIS [1] "pour faire en sorte qu'on se coordonne" entre pays producteurs, Banque Mondiale et FAO [2], deuxièmement, "une solidarité à exercer entre céréaliers et éleveurs [...] [qui] sont prêts à faire un effort".

Pour conclure, Stéphane Le Foll a évoqué ses rencontres avec les acteurs de la grande distribution:

« Je souhaite une chose, c'est éviter à l'élevage Français [d'être] pris entre une hausse des prix de l'alimentation animale et une baisse des prix de vente de ses produits. »

 

Des règles budgétaires nécessaires

Interrogé sur la nécessité du respect des règles budgétaires européennes, Stéphane Le Foll a déclaré :

« Vous le savez, les taux d'intérêts que payent la France sont pratiquement négatifs. [...] Cette capacité que nous avons aujourd'hui à nous financer est liée au sérieux que nous affichons. Nous sommes tenus par ces règles parce que nous avons besoin. »

Le ministre a affirmé en revanche qu'il fallait "désserrer un étau ridicule qui consistait à dire que la seule ligne qu'on devait suivre, c'était celle de l'austérité". Et d'ajouter : "on se redresse en étant sérieux mais aussi en même temps en ouvrant l'investissement".

 

La croissance au coeur du traité

Stéphane Le Foll est enfin revenu sur le traité de stabilité de croissance:

"Premièrement, pas de constitutionnalisation qui ferait qu'ad vitam æternam, nous serions obligés; deuxièmement, pour mettre sur des bases claires tous les européens par rapport à la question des déficits; et troisièmement, un pacte de croissance dans lequel il y a 120 milliards pour l'investissement, mais aussi toute la supervision bancaire".

 

[1] Agricultural Market Information System
[2] Food and Agriculture Organization

 

>> En savoir plus sur l'action du gouvernement