Economie, entreprise, industrie Lundi 9 Janvier 2012 à 15:24
TVA «sociale» : une nouvelle baisse du pouvoir d'achat des Français

Le porte-parole du PS est revenu sur la TVA «sociale», qui sera à l'ordre du jour du sommet social organisé par le gouvernement le 18 janvier prochain : «Dans la préparation de ce somment, la principale mesure qui sera soumise à discussion est une mesure qui va toucher principalement le pouvoir d'achat des classes moyennes et des classes populaires, et qui va baisser leur pouvoir d'achat», a-t-il indiqué.
Le PS est opposé à la TVA «sociale»
Benoît Hamon a rappelé pourquoi le Parti socialiste était opposé à la TVA sociale dont le principe revient à baisser les cotisations des employeurs, ce que les employeurs versent pour financer la sécurité sociale, pour la remplacer par une augmentation de la TVA, c'est-à-dire une augmentation de la contribution des consommateurs.
Les grands perdants seront les retraités
«L'argument du Président de la République est que cela aidera à lutter contre les délocalisations, en réalité il n'est pas certain qu'une entreprise dont les charges ont baissé le répercute sur les prix (cf. baisse de la TVA dans la restauration). On parle aujourd'hui de 3 ou 4 points de TVA supplémentaires, c'est considérable», a également déclaré le porte-parole ajoutant que «les grands perdants du sommet social de janvier seraient les retraités» qui verront «une baisse nette de leur pouvoir d'achat».
Stratégie alternative
Benoît Hamon a énuméré les propositions du PS pour une alternative à la TVA «sociale» :
- modifier l'assiette des cotisations patronales, qui est calculée sur la base du nombre de salariés. Le PS propose qu'elle soit calculée sur l'ensemble de la valeur ajoutée.
- mettre en place une politique concernant les prélèvements qui pèsent sur les entreprises qui modulera l'impôt sur les bénéfices des sociétés selon qu'ils sont réinvestis ou redistribués en dividendes.
- modifier l'assiette des cotisations patronales, qui est calculée sur la base du nombre de salariés. Le PS propose qu'elle soit calculée sur l'ensemble de la valeur ajoutée.
- mettre en place une politique concernant les prélèvements qui pèsent sur les entreprises qui modulera l'impôt sur les bénéfices des sociétés selon qu'ils sont réinvestis ou redistribués en dividendes.
Le coût du capital
«Nous redisons que le problème de l'économie française, ce n'est pas le coût du travail, c'est le coût du capital. Depuis 25 ans, la part des dividendes distribués dans la valeur ajoutée en France est passée de 3% à 8%. On a donc bien un coût du capital», a conclu le porte-parole du PS.