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Élections 2012 - Présidentielle et législatives

Élections 2012 - Présidentielle et législatives

Lundi 12 Mars 2012 à 10:28

Villepinte : «Nicolas Sarkozy cherche à tirer la France et l'Europe vers le bas»

Retrouvez les réactions des socialistes face au discours de Nicolas Sarkozy à Villepinte ce dimanche 11 mars.
 

Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande : «Heurts et malheurs de l’Europe de Nicolas Sarkozy» 

«Nicolas Sarkozy fait feu de tout bois pour sauver sa campagne. Au mépris des risques de division et sans respect pour nos partenaires européens».
 
 
«Le candidat de l’UMP n’a plus la force d’entraîner vers le haut. Alors, il cherche à tirer la France, mais aussi l’Europe, vers le bas. Non content de diviser et de stigmatiser les immigrés et les Français issus de l’immigration sur le sol national, Nicolas Sarkozy cherche à exporter son combat».
 
«Renier à ce point son idéal européen, c'est juste indigne !», nous dit le candidat Sarkozy. «Renier à ce point son idéal républicain, c’est honteux», lui répondons-nous.
 
 

Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste : «Le candidat sortant traîne son propre bilan comme un boulet»

 


Delphine Batho, porte-parole de François Hollande : «un discours pas à la hauteur de l'événement annoncé»

«Le discours de Nicolas Sarkozy à Villepinte aujourd'hui n'est pas à la hauteur de l'événement qui était annoncé. Nicolas Sarkozy prétendait qu'il allait renverser la table et, finalement, il s'est livré à un discours sans idées nouvelles, qui ressemble aux précédents».
 
«Seule nouveauté, après la séquence justification et fausses excuses sur son quinquennat, Nicolas Sarkozy fait désormais de l'Europe le bouc-émissaire de son bilan.

 Venant de celui qui met en avant le soutien de tous les conservateurs européens et qui reproche à François Hollande de vouloir renégocier le traité d'austérité, prétendre remettre en cause tous les traités de l'Union européenne est particulièrement cocasse».
 

Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de François Hollande : «Toujours sans projet, Nicolas Sarkozy continue de se défausser de ses responsabilités à Villepinte,c'est l'aveu de faiblesse de la France forte».

«Nicolas Sarkozy avait promis de dévoiler son projet aujourd'hui : les Français se contenteront d'une nouvelle justification de ses échecs, et d'une nouvelle promesse de mieux faire... Sans rien assumer, sans rien changer puisqu'il l'a dit lui-même : il a déjà tout donné».

«Après la crise, les chômeurs, les étrangers, les élites, les corps intermédiaires et, bien sûr, la gauche, voici donc le nouveau responsable du jour : l'Europe !»
 
«L'encadrement des dérives de la finance mondiale et du commerce international, la lutte contre les délocalisations et la gestion des flux migratoires, le Président sortant n'y est pour rien, et le candidat n'y peut rien: c'est donc la faute de l'Europe !»


Bruno Le Roux, porte-parole de François Hollande : «Recherche du bouc-émissaire, division des Français, seuls enseignements d’un discours creux et dénué de propositions»

«Le discours de Villepinte de Nicolas Sarkozy s’inscrit parfaitement dans la continuité de la campagne sans saveur, ni proposition, du président sortant». (...)
 
«Une fois de plus, ce discours, annoncé en grandes pompes, se réduit à une vaste opération de communication, et à l’énonciation de bouc-émissaires : tantôt l’Europe, qu’il a pourtant contribuée à réduire à l’accumulation des plans de rigueur, tantôt les émigrés venus sur le sol français en quête de prestations sociales, tantôt les chômeurs pointés du doigt une fois de plus comme des assistés».
 
«La réalité, c’est que le seul projet de Nicolas Sarkozy c’est la recherche permanente du coupable pour tenter maladroitement de voiler son propre échec, mais aussi la stigmatisation et la division des Français qui se déclinent par l’usage du referendum».
>> Le communiqué de Bruno Le Roux


Bernard Cazeneuve, porte-parole de François Hollande : «Meeting de Villepinte ou le cynisme à l'état pur»

«Aujourd'hui, le candidat Sarkozy est sorti de son palais pour dire l'absurdité du monde légué par le quinquennat du président Sarkozy. Il s'est parfois montré tellement critique à l'égard de lui-même, de son bilan, qu'il donnait le sentiment de s'être autoproclamé, comme le leader de sa propre opposition. Dans l'art du cynisme, il a donné le meilleur de lui-même !»

«Quant à ses nouvelles ambitions pour l'Europe, il se propose de renégocier les accords de Shengen, qui sont depuis très longtemps en vigueur, mais nous explique qu'il n'est pas possible de compléter un traité non encore ratifié, pour sortir l'Europe de la récession et ne pas condamner ses peuples à l'austérité à perpétuité. Cynisme à l'état pur que cette démarche qui consiste à considérer comme possible pour ses propres intérêts, ce qui semble impossible pour l'intérêt des peuples d'Europe !»

«Enfin sur les banlieues, accuser les autres de ce dont on est soi-même coupable, par delà la défausse et l'outrance, traduit une curieuse conception du courage politique : qui a diminué drastiquement les crédits alloués au logement dans les quartiers sensibles, qui a diminué les moyens des forces de sécurité, des maisons de l'emploi et de la formation, des zones d'éducation prioritaire ? Le gouvernement de Nicolas Sarkozy qui n' a cessé d'affaiblir les services publics et de reléguer ainsi des quartiers !»
 

Harlem Désir, secrétaire national à la coordination : «Pas une vision pour la France, mais une opération sauvetage pour un candidat en perdition!»

«Le discours de Villepinte était davantage une opération de sauvetage pour un candidat en perdition qu’une vision pour la France. Mais un discours ne suffira pas à effacer le bilan d’un quinquennat et le désamour des Français !»
 
«Il impute ses échecs à l’Europe, aux syndicats, à l’opposition et n’assume jamais son bilan mais c’est bien lui qui est depuis 5 ans à l’Elysée : il est plus que jamais le président irresponsable».

«Incapable de répondre à la crise, Nicolas Sarkozy abaisse la fonction présidentielle et fracture la France en faisant huer les syndicats, les chômeurs et les étrangers dans un meeting UMP. Sarkozy dénonce les « profiteurs » mais c’est lui, le Président des riches, qui les a servis pendant 5 ans avec ses cadeaux fiscaux payés par la France qui se lève tôt».


Alain Rousset, responsable du pôle Production, industrie, agriculture et pêche : «une vision industrielle et commerciale étriquée, dangereuse et sans perspective» 

«En réponse aux 750.000 suppressions d'emplois industriels  en 10 ans, à une croissance en berne et à un déficit commercial qui a atteint le record historique de 75 Mds d'euros, le candidat sortant n'a apporté aucune réponse de fond et s'en est pris à l'Europe».
 
«Il n'a ainsi strictement rien proposé de concret, pour aider nos PME à croître, pour relancer nos exportations, pour appuyer l'innovation, pour éviter les fermetures d'usines. Le terme d'entreprise a à peine été prononcé dans ce long discours incantatoire et vide».
 
«Seule idée avancée : des règles de circulation des personnes et de protection des marchés contraires aux principes de base de l'UE».
>> Le communiqué d'Alain Rousset
 

Aurélie Filipetti, député de Moselle, Responsable du pôle Culture, audiovisuel, médias : «Parler de la sidérurgie à Villepinte relève de l’impudence»

«Comment le candidat sortant peut-il avoir l'impudence d'évoquer Gandrange et Florange à Villepinte alors que ces tragédies sociales resteront la marque de l'échec patent de sa politique industrielle ?»

«À Gandrange, il avait promis que l'Etat investirait avec ou sans Mittal et que l'aciérie ne fermerait pas. Elle a fermé».
 
«Plus de 250 salariés ont été reclassés à Florange. Aujourd'hui, les hauts fourneaux de Florange sont à l'arrêt. Les 17 millions d'euros qu'il prétend avoir obtenu de Mittal ne concernent pas les hauts fourneaux».


Thierry Repentin, responsable du pôle Habitat et Politique de la Ville : «Avec Nicolas Sarkozy, répondre aux besoins des quartiers populaires, c'est toujours pour après-demain»

«Nicolas Sarkozy croit qu'en parlant fort à Villepinte il va faire taire les millions de voix des habitants des quartiers qui connaissent la réalité de son bilan et qui ne croient plus à ses promesses ni à ses caricatures».
 
«Où sont passés Fadela Amara et son Plan espoir banlieue ? Où sont Jean-Louis Borloo et l'ANRU, non financée après 2013 ? Le budget de la ville s'effondre et les quartiers s'enlisent. Les politiques publiques d'emploi, de réussite scolaire, de logement, de transport ont oublié les banlieues et, des 42 milliards de la rénovation urbaine, moins de 3% proviennent des caisses de l'Etat. Le gouvernement à déserté. Il a laissé les élus locaux et les habitants seuls pour inventer avec énergie un avenir et des réponses».


Mireille Le Corre, responsable du pôle immigration-intégration dans l'équipe de campagne de F. Hollande, et Sylvie Guillaume, députée européenne : «Ultimatum sur Schengen par Nicolas Sarkozy : l'irresponsabilité sur le bilan comme sur l'avenir»

«En matière d’immigration, le candidat sortant persiste à accumuler les mensonges, alimenter les peurs et tenter de faire oublier qu’il est comptable de la politique menée depuis 5 ans, voire depuis 10 ans. Mensonge avec ses rengaines sur les étrangers dont l'unique objectif serait de venir bénéficier indûment des prestations sociales ; Nicolas Sarkozy omet de préciser que celles-ci sont liées à des conditions de durée de résidence».
 
«S’attaquant à l’Europe et à Schengen, Nicolas Sarkozy cherche un nouveau bouc-émissaire en rejetant ses propres responsabilités».
 
«Faisant croire que Schengen est la cause de l'immigration irrégulière, il occulte le fait que celle-ci est largement liée à des situations de personnes entrées régulièrement sur le territoire et épuisant leur droit au séjour ensuite. Il occulte aussi son propre échec en matière de lutte contre l'immigration irrégulière, qu'il a limitée à une absurde politique du chiffre inefficace sur les causes».