Libertés, médias, justice et sécurité Mardi 15 Janvier 2013 à 14:51
Vœux à la presse de Harlem Désir: «nous sommes la gauche du réel et nous assumons notre responsabilité devant les Français»
Mardi 15 janvier, lors de ses vœux à la presse pour l'année 2013, Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, s'est exprimé sur la situation de la presse, sur les réformes et les combats sociaux à mener et sur l'action du Parti socialiste avec les Français.
Préserver la presse et sa liberté
Harlem Désir a commencé ses vœux en exprimant sa préoccupation son inquiétude pour les journalistes présents sur les différents fronts et quant à la situation économique de la presse face à la crise. Le Premier secrétaire a ainsi affirmé la nécessité d'une réforme des aides à la presse «pour éviter que meure la presse locale d’information», d'une réforme du projet de loi sur la protection des sources et de la réforme de l’audiovisuel public et la question de l’indépendance dans les nominations.
Il ne suffit pas d’honorer nos journalistes lorsqu’ils sont loin de nous ou disparus, il faut les respecter au quotidien
Les combats à mener avec le gouvernement
En outre, Harlem Désir a rappelé l'accord historique entre les partenaires sociaux sur la sécurisation de l'emploi, les engagements tenus par le gouvernement tels que le crédit d’impôt compétitivité, les emplois d’avenir, les contrats de générations, la banque publique d’investissement pour les PME. Mais aussi les combats à mener cette année à ses côtés tels qu'une taxation exceptionnelle de crise à 75% au-dessus d’un million d’euros par foyer fiscal, le rapprochement progressif Universités-grandes écoles, ou encore «penser notre rapport à l’environnement, notre façon de produire».
Il faut protéger nos salariés, nos emplois, notre modèle social en imposant avec nos partenaires européens des règles de réciprocité et de juste échange à l’échelle mondiale, mais aussi en musclant notre compétitivité et en produisant de la richesse en France.
L'action du PS en 2013
Rappelant que l'importance de faire connaître toutes les actions du gouvernement, le Premier secrétaire a annoncé l'action du PS pour l'année:
Nous devons donc en permanence mettre les réformes en perspective, en cohérence, les expliquer et les défendre auprès des Français. C’est ce que vont faire toute cette année les militants socialistes sur le terrain.
Et d'annoncer le début des Ateliers du Changement le 7 février à Brest, la tenue de plusieurs événements européens tels que la convention sur l’Europe en juin prochain, présidée par Jean-Christophe Cambadélis et Catherine Trautmann et préparée par quatre forums organisés en collaboration avec nos partenaires européens par Jean-Louis Bianco et Estelle Grelier, mais aussi «plusieurs initiatives communes avec nos amis du SPD» et une convention sur l'environnement en mars.
Sont également programmés trois grands forums sur la question de l’emploi et du travail dans la société sous la direction de Jean-Marc Germain, la relance du Laboratoire des Idées dirigé par Christian Paul et Karine Gloanec-Maurin, la rencontre avec les intellectuels et les citoyens lors d’universités populaires citoyennes avec Malek Boutih, et la tenue des Universités d'été du 23 au 25 août à La Rochelle.
S'agissant de l'action sur le terrain au plus proche des citoyens, Harlem Désir a annoncé la mise en place de nouveaux points fixes dans les villes et les villages, sur les marchés, et près des gares: les «Places aux citoyens ».
Enfin, le Premier secrétaire a confirmé poursuivre ses rencontres avec l’ensemble des partenaires sociaux ainsi qu'avec nos partenaires de la gauche rassemblée.
Vœux de Harlem Désir à la presse
Mesdames et Messieurs les journalistes,
Je vous remercie d’être ici aujourd’hui et je voudrais, au nom de tous les Socialistes et en mon nom personnel, vous présenter tous nos vœux pour l’année à venir, pour vous mais aussi pour vos proches et pour l’ensemble de vos rédactions.
Cette année 2013, elle commence avec gravité, bien sûr à cause de la crise mais je pense aussi à la situation au Mali où le Président de la République a décidé l’engagement de nos troupes pour mettre un coup d’arrêt à l’offensive des groupes fanatiques terroristes qui menacent le peuple malien, sa liberté et l’intégrité de ce pays.
J’ai une pensée pour nos ressortissants, nos soldats, les otages, mais aussi pour tous vos confrères et vos consoeurs qui sont sur place pour nous informer.
Je pense également à vos collègues qui sont actuellement en Syrie pour témoigner et faire connaître au monde des crimes qui, sans leur présence, se dérouleraient à huis clos. Cette quête de la vérité, son prix, se compte en vies humaines, et le tribut a été particulièrement lourd en 2012 avec 141 journalistes morts en faisant leur métier.
Mais il ne suffit pas d’honorer nos journalistes lorsqu’ils sont loin de nous ou disparus, il faut les respecter au quotidien – même si vous nous titillez, c’est là tout le charme de notre relation. Il n’y a pas de République vivante sans citoyens informés, et il n’y a pas de citoyens éclairés sans presse indépendante et vigilante. A cet égard je me réjouis de relations plus apaisées, même si elles sont toujours aussi exigeantes, entre la presse et le nouveau pouvoir politique dans notre pays.
Je veux vous dire simplement « merci », merci pour ce que vous faites, et partager quelques remarques avec vous.
Je veux d’abord vous dire notre préoccupation quant à la situation de la presse, que la crise n’épargne pas. Il y a des défis importants dont celui du numérique, et nous avons tous été interpelés par la disparition de la version papier de Newsweek. Il y a aussi de belles réussites, et en tout état de cause il faudra réussir, en particulier, à penser le couple entre l’écrit et le numérique, et à maintenir ce couple. C’est à la fois difficile et exaltant de vivre cette révolution de la façon d’informer.
Il y a le défi de la précarité, qui frappe de plus en plus de journalistes. Sur ces questions, comme sur d’autres, la puissance publique doit vous accompagner dans les décisions que vous prendrez pour l’avenir de votre profession : il faut réformer les aides à la presse pour éviter que meure la presse locale d’information, il y aura aussi cette année le projet de loi sur la protection des sources, et bien sûr la réforme de l’audiovisuel public et la question de l’indépendance dans les nominations.
J’ai par ailleurs demandé à notre SN aux médias Philippe Buisson de mener une large consultation, sans tabou, sur l’indépendance des groupes de presse liés à des grands groupes vivant de marchés publics.
Je comprends que des grands groupes français puissent investir dans la presse, après tout c’est préférable à des fonds d’investissement étrangers, mais en revanche ce n’est pas sain qu’on puisse cumuler en démocratie les rôles de patron de presse, d’industriel en contrat avec l’Etat et de sénateur UMP sans garde-fou. Cela n’existe nulle part ailleurs, et nulle part on accepterait les ignobles propos homophobes que M. Dassault a tenus et qui n’ont toujours pas été condamnés par l’UMP. Il est évident qu’une telle confusion des genres ne favorise pas l’indépendance de la presse et la bonne information du public.
Par ailleurs, je le dis avec une certaine inquiétude : la droite est littéralement en train de perdre la tête.
Je ne veux pas minimiser ce que l’on a vu dimanche : car ça y est ils ont fait, dans la rue, à la même heure, sous les même mots d’ordre d’intolérance, l’alliance UMP FN, et ils ont tellement flirtés ces dernières années que ça n’étonne presque personne !
L'UMP a désormais un courant Barjot, ce n'est pas très surprenant vu le spectacle que le congrès UMP a donné. A la limite, que le courant Barjot supplante le R-UMP, qui est en voie de dissolution, on pourrait presque en rire. La tendance UMP-Barjot est un peu ridicule mais la vraie tendance dangereuse c'est la tendance UMP-FN, elle, vraiment inquiétante et révoltante : M.Copé devrait avoir honte d’avoir pour seul acte pour le pays de défiler avec M.Gollnisch, le Bloc identitaire et Civitas !
Cela implique d’ailleurs des conséquences pour nous la gauche : les Français ne peuvent compter que sur nous. Je pense que nous la gauche, nous devons assumer notre relation nouvelle avec les Français, une relation qui a changé, celle d’une gauche qui gouverne, face à une opposition qui dérive.
La gauche qui gouverne c’est une gauche qui assume de réformer la France, qui s’engage et invente, et surtout une gauche qui co-invente le changement avec les Français.
Je voudrais donc insister sur ces trois enjeux, assumer, s'engager, inventer.
Oui nous sommes la gauche du réel et nous assumons notre responsabilité devant les Français.
Nous assumons totalement la vérité sur la gravité de la crise et sur l’obligation de résultats que les Français nous ont fixée. Nous assumons la rupture avec le sarkozysme, qui a laissé des séquelles lourdes dans notre pays, nous assumons une politique nouvelle et meilleure pour la France. Et nous assumons d’être clairement réformistes et clairement de gauche.
Et je voudrais même aller plus loin : Oui j’assume la confrontation avec la droite sur le terrain des valeurs et des résultats, oui je suis fier d’une gauche qui réforme ce pays à la fois dans le dialogue social et avec détermination. La gauche doit parler d’une voix forte parce que la situation est grave et je ne fais pas partie de ceux qui s’occupent plus de leurs petits états d’âme que de nos grandes réformes.
Je suis fier que nous soyons le parti de la justice sociale et de la valeur travail, qui avait été dévoyée par la droite. L’accord signé vendredi par les partenaires sociaux est absolument majeur non seulement pour le dialogue social mais surtout pour l’emploi, la protection des salariés et la compétitivité : il complète l’arsenal pour l’emploi le plus massif depuis des années, avec le crédit d’impôt compétitivité, les emplois d’avenir, les contrats de générations, la banque publique d’investissement pour les PME. Concrètement, ce sont des emplois qui vont être sauvés pour les Français, la précarité qui va être pénalisée et l’embauche en CDI des jeunes encouragée, la couverture santé de millions de salariés qui va être étendue, ainsi que les droits à la formation et les conditions d’indemnisation du chômage, les salariés auront accès à des informations économiques stratégiques sur l’avenir de leur entreprise et seront représentés dans les conseils d’administration. Je me battrai donc pour que cet accord et ces avancées soient transformés en législation nouvelle, protectrice des salariés, avec le soutien du Parti socialiste.
Mais il faut aussi le dire aux Français : la droite s’oppose de toutes ses forces, à cette politique de justice sociale et de redressement du pays, en particulier au parlement. Elle se bat contre notre politique pour le logement, elle refuse la mixité sociale, elle se bat contre notre politique pour l’Ecole, où elle veut continuer à supprimer des postes d’enseignants, elle se bat contre notre politique pour l’emploi des jeunes, et ne veut financer ni les emplois d’avenir ni les contrats de génération, elle se bat contre la justice fiscale.
On le voit, aujourd’hui dans l’opposition comme hier dans la majorité, même au bord de l’implosion, la droite met encore sa dernière énergie, son dernier souffle, à tenter de sauver les cadeaux fiscaux qu’elle a faits aux plus riches. C’est pourquoi nous devons faire respecter la volonté des Français, et maintenir, contre les manœuvres de la droite, une taxation exceptionnelle de crise à 75%, ou un taux proche, au-dessus d’un million d’euros par foyer fiscal, pour tenir compte des principes retenus par le Conseil Constitutionnel.
Il faut aussi assumer ce qui doit être amélioré. La gauche au pouvoir a fait beaucoup mais elle n’a pas assez fait savoir. Alors que l’ancien Président avait habitué l’opinion à faire savoir même quand il ne faisait pas grand-chose.
Nous devons donc en permanence mettre les réformes en perspective, en cohérence, les expliquer et les défendre auprès des Français. C’est ce que vont faire toute cette année les militants socialistes sur le terrain.
Oui il faut donc mieux expliquer ce que nous faisons, mais aussi ce que nous sommes. Nous sommes la gauche du réel, de la volonté, de la transformation, de l’innovation.
Assumer, pour mieux s’engager.
S’engager pour mettre la société en mouvement, mener la bataille idéologique face à la droite et à tous les conservatismes qui s’opposent aux changements, à la justice sociale et à la conquête de nouveaux droits et de nouvelles libertés, s’engager pour proposer, et inventer le monde vers lequel on va.
Nous devons être une gauche d’invention et d’innovation, un Socialisme d’innovation ! Innovation économique, innovation sociale, innovation démocratique.
Innovation économique. Il nous faut combattre la crise mais aussi tenir un discours de vérité sur la mondialisation : nous vivons dans une économie ouverte et il faut aider la France à gagner dans la mondialisation plutôt qu’inciter les Français à la nier. Il faut protéger nos salariés, nos emplois, notre modèle social en imposant avec nos partenaires européens des règles de réciprocité et de juste échange à l’échelle mondiale, mais aussi en musclant notre compétitivité et en produisant de la richesse en France. Cela passe par des transformations nombreuses, certaines ont été engagées, d’autres restent à mener et nous ferons des propositions, je pense pour commencer à notre système de formation.
Nous devons réfléchir à des solutions audacieuses, par exemple sur notre système d’enseignement supérieur, au rapprochement progressif Universités-grandes écoles pour créer des Harvard à la française ou à l’européenne.
Au cœur de l’innovation économique, il y a aussi l’innovation écologique. C’est au niveau européen qu’il faut penser l’innovation écologique, c’est à dire penser l’après crise dans un monde qui s’épuise sous nos yeux. Nous devons voir plus loin que 5 ou 1O ans, penser notre rapport à l’environnement, notre façon de produire, dans tous les domaines, l’industrie, l’énergie, le logement, l’agriculture, la fiscalité, mais aussi notre façon de commercer, de faire respecter les hommes et la planète, de donner à l’Europe un temps d’avance, ce sera l’objet d’une convention en mars, animée par Laurence Rossignol et Eduardo Rihan Cypel.
Nous tiendrons notre convention sur l’Europe en juin, présidée par Jean-Christophe Cambadélis et Catherine Trautmann, préparée d’ici là par quatre forums organisés avec nos partenaires européens, avec Jean-Louis Bianco et Estelle Grellier.
Nous aurons également plusieurs initiatives communes avec nos amis du SPD en particulier sur les pouvoirs des travailleurs dans les entreprises.
Notre pays a aussi besoin d’innovation sociale, de savoir comment faire société, comment les individus peuvent vivre solidaires. L’accord de vendredi a montré la force du dialogue social et montré la voie d’une République contractuelle. II en appelle d’autres, et c’est aussi pourquoi il était si important, qui porteront sur l’avenir de notre protection sociale, les retraites, notre système santé. C’est pourquoi nous soutiendrons que la démocratie sociale soit inscrite dans la Constitution.
L’innovation sociale pour redonner toute sa force à la solidarité dans la vie de notre société. Moi je n’accepte pas que cette année commence avec l’expulsion sans ménagement d’une grand-mère de sa maison de retraite, je n’accepte pas une société où une petite fille est escortée de la cantine par un policier municipal pour impayé, c’est une honte dans un pays comme le nôtre.
Je n’accepte pas que la crise nous décivilise, nous jette dans le chacun pour soi et l’écrasement des plus faibles. Je veux plus d’égalité, plus de fraternité, et je crois que nous devons pour cela repenser notre système de solidarité. C’est ce sur quoi j’ai chargé Hélène Geoffroy de nous faire des propositions à la suite du lancement de la conférence sur la lutte contre la pauvreté.
L’innovation démocratique, celle de nos institutions, comme celle de nos pratiques politiques, est absolument essentielle, elle est attendue par les Français qui veulent être au cœur de la politique, acteurs des débats et des choix qui décideront de notre modèle de société dans le monde de demain.
Concernant nos institutions politiques, le Président de la république a annoncé des réformes issues du rapport de Lionel Jospin. Le Gouvernement a annoncé son intention d’avancer sur le non-cumul et la parité. Les socialistes apporteront évidemment leur contribution sur des sujets sur lesquels nous avons toujours été pionniers.
La position du Parti socialiste est claire nous sommes pour une loi sur le non cumul avec application dès les élections de 2014. Telle est bien la feuille de route qui m’a été donnée par les militants au congrès de Toulouse et je suis extrêmement déterminé sur ce sujet.
Le temps de la rénovation de la vie publique est venu, c’est pourquoi je soutiendrai aussi une loi supprimant le financement des partis politiques ne respectant pas la parité, projet sur lequel travaille Adeline Hazan.
Je continuerai aussi à me battre pour emporter la conviction des parlementaires centristes et humanistes sur le droit de vote des étrangers aux élections locales, qui doit être une conquête d’égalité, de fraternité et de partage des valeurs de la République par la citoyenneté locale.
Comme vous le savez, par ailleurs, le Parti socialiste aura encore un temps d’avance aux municipales pour lesquelles nous organiserons des primaires locales là où c’est utile à la victoire de la gauche.
Sur toutes ces questions je ferai donc respecter la voix et le mandat reçu des militants socialistes.
Notre démarche de rénovation est claire et nous devons co-inventer le changement avec les Français.
Je le dis clairement : la question centrale pour le Parti socialiste n’est pas notre distance vis-à-vis du Gouvernement, mais notre proximité avec les Français, nous voulons les inviter à co-inventer le changement. Si on veut bien se faire entendre il faut écouter, il faut être la 1ère force d'écoute.
J'ai donné à l’équipe des secrétaires nationaux 3 priorités claires pour notre Parti:
Faire le Service après réformes, expliquer les réformes aux Français :
- Ce mois-ci nous éditons un tract à 2 millions d’exemplaires « Tout pour l’emploi » et nous tenons notre rassemblement des secrétaires de section le 26 janvier prochain, organisé par Guillaume Bachelay et Alain Fontanel avec comme question centrale la mobilisation pour l’emploi et le soutien à la refondation de l’école et à la jeunesse ; il va sans dire que nous serons à la manifestation du 27 janvier, notre cortège sera organisé par Marc Coatanéa, pour défendre la réforme du mariage, de l’adoption et la PMA.
- En février nous lancerons une grande initiative nationale avec des réunions dans toutes les départements sur la refondation de l’Ecole avec Emeric Bréhier, et « Les nouveaux hussards de l’Ecole » qui iront expliquer la réforme partout en France.
- Nous rendrons également publiques nos propositions sur la décentralisation et les territoires.
Jean-Marc Germain aura la charge d’organiser trois grands forums sur la question de l’emploi et du travail dans la société.
Produire des idées nouvelles : avec la relance du Lab dirigé par Christian Paul et Karine Gloanec Maurin; la rencontre avec les intellectuels et les citoyens lors d’universités populaires citoyennes avec Malek Boutih.
Et enfin le plus important : dialoguer directement avec les Français car si l’on veut se faire entendre des Français, il faut bien les écouter: ce sera le lancement des ateliers du changement à Brest le 7 février, Marmande, Evry ...
Nos militants seront mobilisés dans de nouveaux rendez-vous locaux : les «Places aux citoyens », des nouveaux points fixes dans les villes et les villages, sur les marchés, près des gares, etc.
Carlos Da Silva, qui est chargé de tout cela et a beaucoup de belles idées pour mobiliser le parti, va également organiser avec Thierry Marchal-Beck, Président du MJS, un Forum de la Génération Changement, au printemps prochain.
Outre nos conventions sur l’environnement en mars et sur l’Europe en juin, nous vous invitons également à la Rochelle du 23 au 25 août cette année, organisée par Valérie Rabault, où nous donnerons la parole à de nombreux acteurs sociaux et de la société civile.
Par ailleurs, je continuerai à rencontrer des acteurs de la société, comme j’ai commencé de le faire en recevant l’ensemble des partenaires sociaux avec Guillaume, Jean-Marc Germain et Pascal Terrasse et Marianne Louis.
Dans le même esprit, nous allons poursuivre, avec Guillaume et Luc Carvounas, le bel échange qui s’est engagé avec nos partenaires de la gauche rassemblée au sein de la majorité présidentielle avec lesquels nous avons créé des groupes de travail qui déboucheront sur des PPL communes.
Voilà notre programme de travail, qui est chargé, et il y aura des surprises. Les Français attendent de notre part un engagement total et la gauche a une responsabilité immense.
Je voudrais terminer en vous demandant de faire preuve d’audace vous aussi, d’accepter de prendre des risques, de ne pas être fermés à la nouveauté : vous avez entendu beaucoup de nouveaux noms ces dernières minutes alors invitez sur vos ondes la nouvelle génération de dirigeants, j’en vois déjà quelques-uns dans la presse, à commencer par nos deux nouveaux porte-parole Frédérique Espagnac et David Assouline que vous connaissez déjà bien, et vous ne serez pas déçus !
Sur un plan plus personnel, je dois vous dire que j’aime beaucoup cette équipe jeune, inventive, qui n’a pas froid aux yeux. En leur nom, et au nom de tous les Socialistes, je vous présente à nouveau nos vœux les plus chaleureux, et suis à votre disposition pour quelques questions.