Baisse des aides à l’investissement et des crédits de la politique de ville : un sale coup porté aux territoires

03 août 2017

Le Parti socialiste s’inquiète des annulations de programme prévues par le décret du 22 juillet dernier, et en particulier de la suppression de plus de 300 millions de dotations d’investissement aux collectivités territoriales.

Trois jours après la première Conférence nationale des territoires, au cours de laquelle le Président de la République avait indiqué qu’il ne toucherait pas aux dotations des communes, cette annonce est ressentie non seulement comme une déception, mais aussi comme une trahison pour de nombreux élus locaux. Beaucoup d’entre eux avaient pris au mot le chef de l’État et souhaité construire avec lui ce « pacte de confiance » qu’il leur proposait.

Concrètement, 46 millions sont gelés sur les 429 millions du programme « politique de la ville », 35 millions sur « aménagement du territoire » et plus de 216 millions sur les 2 milliards consacrés à la DTER et au FSIL. Soit une baisse de 11% des dotations qui pourrait contraindre de nombreux élus à ne pas réaliser de travaux de rénovation dans les écoles, des aménagements dans des complexes sportifs,…

Pour justifier ce sale coup porté aux communes, Gerald Darmanin, ministre su budget, affirme que cette mesure n’avait pas été financée par le précédent gouvernement. C’est bien évidemment faux. En recherchant des bouc-émissaires, le ministre montre surtout qu’il n’assume pas sa politique devant les Français. Il cherche à minimiser une décision lourde de sens,  en rupture avec le renforcement constant des aides de l’Etat à l’investissement local engagé ces dernières années.

Le Parti socialiste demande au Président de la République de revenir sur cette décision qui pourrait devenir très vite, après la baisse des APL, la deuxième « connerie sans nom » du Gouvernement.