Le 19 mars rendons hommage à toutes les victimes et célébrons la réconciliation.

Le Parlement a voté en 2012 une loi « relative à la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc ». Elle rassemble donc toutes les mémoires, y compris les plus douloureuses nées des événements tragiques qui ont fait suite au 19 mars 1962.

Le 19 mars est une date historique, une étape décisive d’un processus de sortie de guerre mené par le général de Gaulle. Elle marque, au lendemain de la signature des accords d’Evian, le début du retour à la paix qui sera, comme souvent, un processus long et chaotique. Rendre hommage à toutes les victimes à la même date, c’est bien la force du chemin vers la réconciliation engagée par nos deux pays il y a plus cinquante ans. Celles et ceux qui ont été victimes des violences après le cessez-le-feu, notamment les harkis, ne sont pas oubliés, leur souffrances et celles de leurs proches ne sont en aucun cas niées. Cette journée de mémoire, d’hommage aux victimes se veut le symbole de la paix que nous avons construite, non sans douleur, mais dans l’apaisement.

Jean-Marc Todeschini, Secrétaire d’Etat chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire, a déclaré « Le 19 mars, ni célébration d’une défaite, ni celle d’une victoire. C’est la reconnaissance des souffrances de l’ensemble des victimes. » Je m’associe bien sûr à ce refus d’instrumentaliser cette journée de mémoire, d’hommage aux victimes, à toutes les victimes.