71 ème assemblée générale de l’ONU : un bilan en demie-teinte sur le plan migratoire

71 ème assemblée générale de l’ONU : un bilan en demie-teinte sur le plan migratoire

L’Assemblée générale de l’ONU a réuni en ce début de semaine 193 chefs d’État. Parmi les thèmes principaux de discussion, figurait celui de la crise des réfugiés et des migrants.

Il s’agissait pour les organisations non gouvernementales et les Etats de définir, au sein de l’enceinte onusienne, une stratégie et une action communes sur le défi migratoire mondial.

Pour mémoire, le nombre de déplacés à travers le monde atteint un nombre record (ils seraient actuellement 65,3 millions) et près de 3165 réfugiés auraient péri depuis le début de l’année en Méditerranée.

La réalité de la situation interpelle.

L’accueil des réfugiés est inégalement réparti : 86% d’entre eux sont accueillis dans des pays en développement représentant moins de 2% de l’économie mondiale. Plus de la moitié des réfugiés vivent dans 8 pays à faibles ou moyens revenus (Liban, Jordanie, Turquie, Iran, Kenya,Ethiopie, Pakistan, Ouganda).

6 des pays les plus riches de la planète (Etats-Unis, Chine, Japon, Royaume-Uni, Allemagne et France) en accueillent 1,8 million, soit 7% seulement du total.

Le bilan de la conférence mondiale sur les réfugiés et les migrants est un bilan en demie-teinte. Cette conférence proposée par la diplomatie française et soutenue par le secrétaire général Ban Ki –Moon n’a pas permis d’atteindre tous les objectifs.

Le document porté par le Secrétaire général et approuvé par les États élabore en 22 pages des propositions dynamiques, destinées à renforcer « les droits fondamentaux de tous les réfugiés et les migrants », notamment sur les questions de santé, d’éducation, de droit au travail et de non-séparation des familles. Ceci étant, on peut regretter les 193 Etats ne se soient pas mis d’accord, dès à présent, sur un document contraignant et comprenant un engagement concret et chiffré avec un plan de relocalisation mondial.

Les États ont reporté l’adoption d’un Pacte mondial pour les réfugiés à horizon 2018, pacte suggérant que les pays qui y souscriraient, accueilleraient chaque année 10%, tel que proposé par Ban Ki-moon.

Le Parti socialiste réaffirme la nécessité que les Etats assument la responsabilité plus globale qui leur incombe et offrent une réponse commune et solidaire au défi migratoire.

Ceci est d’autant plus nécessaire qu’en Europe, certains Etats se murent dans des politiques court- termistes, plaidant pour un retour aux frontières avec des discours aux relents populistes.