Alep : mettre fin à la catastrophe humanitaire

L’armée syrienne, avec le soutien de combattants étrangers ainsi que de la Russie et de l’Iran, a déclenché une vaste opération terrestre et aérienne à Alep depuis le 15 novembre. Face à l’intensification des attaques, des milliers de civils fuient les bombardements et les combats de rue ayant lieu à l’est de la ville. Selon l’ONU, près de 16.000 personnes auraient été déplacées, « beaucoup dans des situations incertaines et précaires » et au total ce seraient 250.000 civils qui subiraient des « conditions – de vie – horribles ». Face à l’avancée considérable et à la probable victoire de l’armée syrienne, nous ne pouvons qu’exprimer notre vive inquiétude.

Nous condamnons avec la plus grande vigueur les attaques commises envers les populations civiles par les forces du régime et de leurs soutiens. Nous soutenons en toute logique la réunion le 10 décembre prochain des pays dits affinitaires de la Syrie. Nous relayons également avec vigueur la demande faite par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, d’une réunion immédiate du Conseil de sécurité onusien. Cette réunion doit impérativement être l’occasion de formuler des solutions viables à la mise en œuvre d’une cessation des hostilités et au déploiement sans entrave, conformément au droit international en vigueur, de l’aide humanitaire. Parce que chacun doit prendre ses responsabilités, cette réunion impérative devra également être le moment d’une condamnation unanime et ferme de l’usage d’armes chimiques.