Après les efforts, les faits et les effets : l’apprentissage en nette progression en cette rentrée 2016

Le gouvernement a enclenché, depuis 2014, une relance de l’apprentissage, notamment avec une campagne de redynamisation de son image et un nouveau régime d’aides aux entreprises. En tête du plan d’urgence du gouvernement contre le chômage, l’apprentissage avait déjà retrouvé quelques couleurs en 2015, enregistrant une hausse de 2,1% de nouveaux contrats.

Les TPE-PME qui irriguent notre territoire ont joué un rôle essentiel, notamment via les recrutements. Elles sont à la hauteur de l’enjeu, celui, fondamental, de l’avenir et de la jeunesse.

C’est une hausse de 5% qui est enregistrée en cette rentrée 2016, avec une progression très nette du nombre de contrats conclus dans le public (+25%), conséquence directe de la politique volontariste du gouvernement dans la fonction publique où il ambitionne d’accueillir 10.000 apprentis en 2017, contre quelques centaines jadis.

Si les efforts demandés aux collectivités et aux Français ont produit leurs effets, nous devons encore approfondir les mesures en direction de l’apprentissage, pour en améliorer son accès et le statut de ses bénéficiaires.

Nos objectifs et propositions:

  • Ouvrir encore davantage l’apprentissage aux jeunes des quartiers populaires en poursuivant le développement du parcours « Réussite apprentissage » dont les 10 000 jeunes, premiers bénéficiaires, entreront en contrat d’apprentissage ces jours ci.
  • Poursuivre non seulement l’effort de simplification de la rémunération mais aussi des démarches de recrutement des apprentis.
  • Développer les actions visant à reconnaitre l’engagement des maitres d’apprentissage, pierres angulaires du système, qui bénéficieront désormais de points supplémentaires sur leur Compte personnel d’activité pour se former.
  • Augmenter la capacité d’accueil des jeunes en situation de handicap dans les CFA spécialisés.
  • Renforcer les outils de pré-apprentissage, avec la mise en place d’un incubateur d’apprentis, permettant d’améliorer l’orientation des jeunes et donc de lutter contre le décrochage.
  • Sécuriser les parcours des jeunes les moins favorisés et sans réseau en expérimentant, avec les Régions, une garantie d’apprentissage pour qu’un jeune qui ne trouve pas de place en entreprise se voit proposer par  la Région ou l’Etat des offres d’emploi.

En outre,  nous devons entamer une vraie réflexion de fond. En effet, le système d’apprentissage est dual et fait cohabiter la voie académique et celle du contrat de professionnalisation, alors que d’autres pays n’en connaissent qu’une modalité. La révolution de la voie unique ne manquerait pourtant pas d’avantages et il ne serait pas inutile de nous inspirer de ces exemples.