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Donald Trump et les droits des femmes

Le 20 janvier, Donald Trump, est officiellement investi 45ème président des Etats-Unis. Parmi les 17 ministres et les directeurs d’agence qui composent la future administration de Donald Trump, quatre seulement sont des femmes et trois sont proches des cercles des Tea Party. La nomination de William Pryor, futur juge à la Cour suprême, ayant déclaré que « l’avortement est la pire abomination de l’histoire du droit » annonce déjà la couleur conservatrice du gouvernement. Et le prochain vice président Mike Pence, ancien gouverneur de l’Indiana, défenseur quant à lui des thèses ouvertement créationnistes et farouchement opposé à l’avortement assombrit encore cette couleur.

Voilà pour l’équipe gouvernementale. Mais il y a pire : les accusations d’une dizaine de femmes qui dénoncent publiquement avoir été agressées sexuellement par le président des Etats-Unis. Les témoignages expliquent tous que Donald Trump s’est comporté comme un prédateur sexuel. Une ancienne collaboratrice, Jill Harth, a même porté plainte pour viol avant de la retirer. Cela ne semble pas déranger le futur président des Etats-Unis qui entretient cette image misogyne qu’il semble même parfois revendiquer.

Au cours des derniers mois, de nombreuses associations de défense des droits des femmes ont réagi à ses nombreux propos sexistes, obscènes et dégradants. Ainsi, Donald Trump avait affirmé sur une chaîne de télévision nationale vouloir « punir » les femmes qui pratiquaient l’avortement.

Plus de 380 marches devraient avoir lieu le 21 janvier pour suivre la grande marche citoyenne des femmes organisée à Washington. Le Parti socialiste s’associe et sera présent à la mobilisation en soutien aux Américaines prévue le même jour sur le parvis du Trocadéro à Paris. Dans le même temps, la liste des parlementaires décidés à boycotter l’Inauguration Day s’allonge avec également une soixantaine de démocrates mais aussi quelques républicains.

Mais, au-delà du « cas » Trump, la multiplication des positionnements réactionnaires s’inscrit dans un climat marqué par une montée des mouvements anti-avortement notamment en Pologne, en Espagne et même en France. Cette remise en cause du droit à disposer de son corps pose problème dans des pays qui se disent démocratiques et qui défendent la liberté et l’émancipation des femmes. Les socialistes appellent toutes les femmes et les hommes de bonne volonté à défendre les droits fondamentaux afin d’envoyer un message clair au président Donald Trump : les droits des femmes sont des droits humains et ils ne peuvent être piétinés.