Europe centrale et orientale : défendre et promouvoir hic et nunc les valeurs européennes !

Depuis des mois, le Parti socialiste est très préoccupé par le « vent mauvais » qui souffle sur l’Europe. Tous les Etats européens sont concernés.

Par la voix de différents responsables nationaux, y compris son Premier secrétaire,  le Parti socialiste a exprimé à diverses reprises ses réserves, voire son opposition, à certaines décisions prises par les autorités de plusieurs Etats d’Europe centrale et orientale membres de l’Union européenne.

Cela concerne particulièrement la Pologne, la Slovaquie et la Hongrie.

Nous devons plus que jamais réaffirmer notre attachement indéfectible aux valeurs européennes fondamentales, telles qu’elles sont énoncées notamment par la Convention européenne des droits de l’homme et par la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Cela suppose une vigilance particulière des juridictions compétentes, particulièrement de la Cour européenne des droits de l’homme et de la Cour de justice de l’Union européenne.

Mais, pour être réellement et sûrement défendues et promues, les valeurs européennes doivent être portées aussi dans chacun de nos Etats membres. C’est notre rôle, au Parti socialiste, d’y travailler. Nous devons le faire en France bien sûr, mais aussi partout en Europe, et en priorité là où elles sont particulièrement attaquées ou mises en cause. C’est le cas dans chacun des pays évoqués plus haut. Il nous faut développer les relations fraternelles  avec les partis nationaux membres du Parti socialiste européen (PSE) dans ces pays lorsque cela est possible, mais aussi avec la société civile et les organisations syndicales.

Au cours des derniers jours, la liberté de la presse et des médias a encore été mise en cause en Hongrie, avec la cessation de parution du journal Nepszabadsag. Nos camarades et amis socialistes hongrois et l’ancien Premier Ministre Ferenc Gyurcsany ont manifesté et clairement pris position contre cette fermeture arbitraire et mettent en cause l’actuel Premier ministre Orban.

Dans ce contexte, nous avons reçu lundi 10 octobre 2016 au siège du Parti socialiste une délégation du KOD (Comité de défense de la démocratie) polonais, conduite par Mateusz Kijowski. Le KOD est à l’origine des importantes mobilisations citoyennes des derniers mois en Pologne contre les divers  projets gouvernementaux liberticides, concernant le tribunal constitutionnel ou visant à restreindre les libertés des citoyens, des femmes ou encore de la presse et  des médias.

Avec Mateusz Kijowski, nous avons fait le point sur quelques projets à venir du gouvernement polonais, concernant les libertés syndicales d’une part, le système éducatif et en particulier la refonte de l’enseignement de l’histoire d’autre part. Avec le KOD et le SLD polonais, force syndicale, nous serons vigilants au cours des prochaines semaines, et nous alerterons autant que de besoin les autorités françaises et européennes.