Les jeunes s’engagent davantage dans le secteur associatif

Alors que les « experts » nous indiquent que notre pays est plongé dans une grave dépression et que rien ne va. Il est intéressant de constater dans une étude du CREDOC publiée aujourd’hui que les jeunes s’engagent davantage dans le secteur associatif.

Ce paramètre est-il pris en compte par les candidats aux primaires à droite ? Non !

Dans leurs discours, aucune proposition vis-à-vis de la jeunesse comme si nous vivions dans un pays de sexagénaires.

Dans cette étude réalisée pour le compte de la Direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative (Djepva) rattachée au ministère de la Jeunesse et des Sports, on constate que un jeune sur cinq (19%) déclare s’être engagé pour une cause, ou envisager de le faire en région parisienne.

Les évènements dramatiques qui ont frappé notre pays ont fait grandir chez les jeunes des sentiments de patriotisme (49%) ou de solidarité (47%) qui doit être reconnu et valorisé.

C’est ainsi que la part des 18-30 ans qui s’investissent bénévolement est passée de 26% en 2015 à 35%. C’est en particulier l’engagement régulier, hebdomadaire qui a le plus progressé (9% en 2015 contre 14% en 2016).

Contrairement à ce qu’annoncent les « cassandres » qui envahissent nos plateaux TV, les jeunes montrent qu’ils ont des valeurs et qu’ils entendent bien les mettre en œuvre en agissant au sein des structures associatives.

Un bémol toutefois, les jeunes sont de moins en moins nombreux à s’engager dans des organisations politiques. Faut-il s’en étonner ?

Les partis politiques aiment ils la jeunesse ? On peut en douter lorsque l’on écoute ceux qui ont commencé à s’exprimer dans le cadre des élections présidentielles.

Le Parti Socialiste, conscient de cette difficulté a entrepris une vaste réflexion pour inventer de nouvelles formes démocratiques qui associent davantage les citoyens. C’est ainsi que le cinquième cahier de la présidentielle esquisse des propositions qui pourraient être mise en œuvre rapidement.

Il nous appartient, parce que nous sommes un parti réformiste de trouver des chemins qui ramènent les jeunes vers l’engagement politique.

L’accompagnement des jeunes dans leurs expérimentations doit être une des pistes qu’il nous faut explorer pour renouer avec cette partie de la population sans oublier la reconnaissance de ces nouvelles formes d’engagement qu’affectionne la génération des 16-30 ans.

Le gouvernement et le ministre Patrick KANNER ont multiplié les dispositifs pour prendre en compte cette conjoncture nouvelle.
Il faudra accentuer ce travail de réflexion et y associer les jeunes et tous ceux qui veulent réformer notre société.