Sécurité et Défense : le Parti socialiste dénonce les plans budgétaires

Le 13 juillet 2017

En matière de protection des Français dans la lutte contre les menaces terroristes sur le territoire national et à l’extérieur, les annonces faites par le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, sur les économies envisagées pour l’année prochaine a de quoi laisser interrogatif, voire perplexe et inquiet. D’autant plus, au regard des priorités annoncées par le Président de la République et le Premier Ministre il y a peu.

Où est la cohérence de l’action gouvernementale lorsqu’elle entend réduire les dépenses de la défense de 850 millions d’euros ? De 526 millions d’euros pour le ministère de l’Intérieur ? De 160 millions d’euros pour la Justice ? Et de 282 millions d’euros pour le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, a fortiori lorsque la moitié de ces économies seront faites sur les crédits de l’aide au développement en dépit de l’importante de nos actions, en particulier au Sahel ?

On nous explique par ailleurs que ces coupes budgétaires ne diminueront pas les personnels et les effectifs, objectif que l’on sait prévu pour plus tard. Il faudrait être bien naïf et novice des procédures budgétaires pour ignorer que cela induira des baisses inéluctables de moyens pour accomplir les missions de protection, de sécurité et de justice.

Le Parti socialiste rappelle que le quinquennat précédent a mené depuis 2012 une politique globale en faveur de la sécurité des Français en tenant compte, notamment, des besoins en équipements et matériels, notoirement insuffisants et vétustes, des forces armées, de police et de gendarmerie. Des engagements ont été pris, par exemple pour adapter et moderniser les moyens de transports des troupes combattantes, les armements et équipements de protection des unités d’intervention et de sécurité publique.

À la veille de défiler sur les Champs-Élysées, les forces militaires et les forces de sécurité intérieures chargées du maintien de l’ordre apprécieront les incertitudes qui pèsent de nouveau sur les conditions d’accomplissement de leurs missions. Le président de la république Emmanuel Macron et le gouvernement d’Edouard Philippe ont ainsi décidé de revenir aux recettes budgétaires anciennes, où les variables d’ajustement sont la défense et la sécurité. La paupérisation de ces institutions est donc en marche dans un contexte de menace terroriste élevée.

L’ampleur des coupes budgétaires envisagées rend incrédule le Parti socialiste qui appelle les ministres régaliens, messieurs Le Drian et Collomb, à défendre respectivement leur bilan à la défense et leur mandat à l’intérieur.