Un quinquennat pour la jeunesse

Un quinquennat pour la jeunesse

Politiques locales de droite en direction des jeunes: l’avant-goût au goût d’avertissement

En matière de politique jeunesse, il y a ce que les candidats à la primaire de droite déclarent et il y a ce que leurs représentants revenus récemment à la têtes d’exécutifs locaux décident…un gouffre qui permet d’y voir peut-être plus clair sur la véritable ambition de la droite pour la jeunesse. Il y a aussi ce que le gouvernement, sans relâche a entrepris depuis près de 5 ans.

Est-ce que les jeunes vivront mieux en 2017 qu’en 2012 ? Ainsi parlait le candidat Hollande. la gauche a toujours consacré à, sa jeunesse temps, énergie, considération et moyens. Est-ce qu’il reste à faire ? La réponse est oui. Et la jeunesse mérite l’éternel recommencement. Elle mérite l’éternel quête du plus, toujours plus. C’est dans son ADN même que de combattre pour étendre le territoire de ses nouveaux droits.

Au soir de sa vie, en 1994, le président Mitterrand disaient notamment d’ Hubert Dubedout, maire (PS) de Grenoble (1965-1983), « père » de la politique de la ville et de Bertrand Schwartz, père des missions locales, qu’ils étaient «  des pionniers, qui ont tracé des voies ; encore faut-il que ces voies soient maintenant non seulement explorées, mais poursuivies et élargies par leurs successeurs. »

Les gouvernements successifs de gauche n’ont pas démérité dans la poursuite de cette ambition. Et le dernier quinquennat a mis la jeunesse en son cœur.

De la refondation de l’École et la création de 60 000 postes d’enseignants supplémentaires en cinq ans en passant par le projet de loi Égalité et Citoyenneté ou la création et généralisation de la garantie jeunes, les mesures structurelles en leur direction et pour favoriser leur insertion professionnelle, leur éducation ou leur santé se sont succédées.

Des mesures pour favoriser le pouvoir d’achat de notre jeunesse tout d’abord.

En attestent en cette rentrée universitaire 2016, les gels inédits des dépenses étudiantes: du montant des droits d’inscription, du prix du repas au restaurant U ou encore de la cotisation d’assurance maladie, ce qui améliore nettement le pouvoir d’achat des jeunes étudiants. Tout comme la revalorisation des bourses étudiantes et la création de 25 000 bourses de 1009 euros annuels pour les étudiants issus des classes moyennes ou encore la prime d’activité, qui touche déjà plus de 500 000 jeunes avec un gain mensuel pouvant aller jusqu’à 137 euros par mois et l’aide à la recherche du premier emploi qui accompagnera pendant quatre mois les diplômés boursiers, le temps qu’ils trouvent leur premier poste.

Des mesures pour favoriser les conditions de vie de notre jeunesse ensuite.

40 000 logements étudiants ont été mis en chantier et la garantie locative universelle bénéficie aux jeunes de moins de 30 ans qui n’ont pas de garant. L’encadrement des loyers est aussi un acte fort, même s’il faut être encore plus vigilant sur son efficacité et sa réalité pour les petites surfaces particulièrement.

Des mesures en faveur de l’insertion, de la formation et de l’emploi des jeunes enfin.

260 000 emplois d’avenir ont été signés par des jeunes peu ou pas diplômés et le taux de chômage baisse  particulièrement chez les jeunes. (-0,5% sur un an). L’apprentissage connaît depuis 2 ans un regain de forme avec une hausse de 5% des nouveaux contrats pour cette rentrée, preuve d’une reprise économique certaine et des effets de mesures décidées.

Pendant ce temps-là, qu’a proposé la droite ? Mais surtout qu’a-t-elle concrètement fait dans les collectivités qu’elle a gagné lors de ces élections locales intermédiaires ?

Sur la garantie jeunes par exemple, au sénat, où elle est majoritaire, elle est revenue purement et simplement sur sa généralisation et sa pérennisation osant ainsi sans complexe priver tous les jeunes sortis du système scolaire d’un instrument pour construire, avec leur mission locale et leur conseiller, une réponse au chômage. Elle balaie d’un revers de main les prises de position des organisations de jeunes qui, toutes, y sont favorables. Elle assume de faire régresser alors que nous pouvons progresser.

Dans les régions, Laurent Wauquiez, nouveau chef des républicains et président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a purement et simplement dès juillet dernier et pour célébrer sans douter ses 200 jours de mandat, supprimé les aides pour la mobilité professionnelle des jeunes, pour leur recherche de stage ou d’emploi. Belle illustration de son ambition pour la France.

Quant aux départements qui ont basculé, le Val d’Oise a sabré 600.000 euros aux Missions locales, idem dans la Drôme ou en Isère.

Les villes et agglomérations de droite ne s’en sortent pas mieux. Bordeaux enregistre simultanément une hausse des loyers de 4,7%, et une hausse de 7,43% du tarif étudiant dans les transports. Décisions locales.

Voilà donc le vrai but de la droite. A un an des élections, qu’on se le dise : Ces propositions ou actions contre productives pour les jeunes sont un avant-goût au goût d’avertissement.