VENEZUELA : le Parti socialiste condamne toutes les violences et appelle à des mesures urgentes d’apaisement et de médiation

Le 2 août 2017

Les arrestations par le pouvoir vénézuélien de l’un des dirigeants de l’opposition, Leopoldo Lopez, déjà assigné à résidence depuis près d’un mois après trois ans d’emprisonnement, et du maire de Caracas, Antonio Ledezma, ccontribuent à l’aggravation de la crise politique et institutionnelle du pays.

Élue le 30 juillet 2017 dans un climat de violence extrême dont la lourde responsabilité incombe aux deux parties, l’assemblée constituante ne peut avoir la moindre crédibilité. Le Parti socialiste réaffirme que seule l’assemblée nationale élue le 6 décembre 2015 est légitime. Au nom du respect des règles démocratiques fondamentales, le pouvoir n’a pas d’autre option que d’accepter le résultat du scrutin et les conséquences d’une majorité détenue par l’opposition. Cette dernière doit, de son côté, entendre les griefs du pouvoir. Toute démarche de compromis doit être fondée sur ces principes juridiques et politiques et viser l’accalmie et la réconciliation nationale.

Le Parti socialiste réaffirme le besoin urgent d’une médiation internationale neutre impliquant les Nations unies et l’Union européenne afin d’éviter au Venezuela de sombrer dans la guerre civile. Sur le long terme, il s’agira d’aider le pays à dépasser ses clivages et les ingérences qui ont entravé, depuis des décennies, sa construction institutionnelle et son développement économique.

Le Parti socialiste appelle l’opposition et le pouvoir à condamner unanimement les violences qui ont tué près de 130 personnes en quatre mois. Il demande également, en geste d’apaisement, la libération immédiate des deux opposants ainsi que celle des centaines de prisonniers politiques que compte aujourd’hui le Venezuela.