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Vers quel type de société veut-on aller ?

Le monde traverse un processus de changement majeur. La révolution numérique s’accélère, le dérèglement climatique interpelle notre vision économique de production de richesses, la croissance, telle que nous l’avons connu, tend à laisser la place à une nouvelle forme de « stagnation séculaire » et, enfin, l’« ubérisation » de l’économie nous oblige à repenser l’organisation du travail.

Partant de cette réalité, notre modèle économique et social se retrouve bouleversé par des problèmes structurels comme le chômage massif ou encore la précarité croissante.

Ce modèle qui, à l’époque de la Libération, s’est bâti, dans un contexte de plein emploi, sur un système de cotisations prélevées sur les revenus du travail, est-il toujours en mesure de faire face aux défis du XXI° siècle?

Serions-nous encore capable, dans les années à venir, de garantir, à l’ensemble de nos concitoyens, des emplois pérennes et durables et donc une protection soutenable ?

Sur cette question, en particulier, les avis divergent mais aucune théorie ne s’impose malgré les travaux sur le sujet ; certains sont adeptes de « la fin du travail » et d’autres estiment que nous allons connaître une période de « destruction-créatrice » d’emplois avant de revenir à l’équilibre.

Des débats honorables posés dans le cadre de cette campagne présidentielle. Notre candidat, Benoit Hamon, y travaille.

Cela nous engagerait dans une vaste discussion à composante économique, philosophique et sociologique ou toutes les disciplines s’entremêlent.

Pour sa part, le Parti Socialiste s’est saisi des thèmes sur la transition sociale-écologique, la transition numérique, le revenu universel et le partage du temps de travail.

Des sujets, des questions et des réponses nombreuses qui interpellent :

– Pourquoi vouloir travailler plus alors que la modernisation de l’appareil productif améliore considérablement notre productivité ?

– Est-ce que réduire le temps de travail serait vécu comme une incitation à la « paresse » ? 

– Comment créer « une protection pour tous », dans un espace en mouvement permanent et à la diversité des statuts croissante ?

– Comment mettre en œuvre un « revenu universel », le financer et le pérenniser, sans remise en cause de la valeur travail ?

Dans cette perspective de « revenu universel » voire de « revenu décent » ou de « revenu d’existence » ou même de « revenu contributif », différentes formes et concepts de « revenu » ont des partisans à droite comme à gauche, correspondant chacun à une certaine vision de la société :

– le « revenu minimum décent » ou « revenu d’existence » évoqué dans les Cahiers de la présidentielle du Parti Socialiste (préprogramme pour la présidentielle avril 2016) et qui s’inscrit dans les pas du rapport Sirugue. Il s’agit de repenser voire fusionner les minima sociaux et permettre la mise en œuvre d’une « couverture socle commune » sans stigmatisation ni contrainte. Ce dispositif a été repris par Manuel Valls, dans le cadre des primaires de la Belle Alliance Populaire,  pour être versé aux 18-25 ans ;

– le « revenu contributif » sur lequel travaille le philosophe Bernard Stiegler et qui est au stade d’expérimentation dans le « territoire Plaine Commune », mission donnée par les ministres de l’Economie et de l’Enseignement supérieur au Président de « Plaine Commune » Patrick Braouezec.  Le principe est d’accorder de la valeur aux activités non marchandes et peu ou pas rémunératrice mais porteuses de bien-être social. L’Etat verserait un revenu alternatif sur la base d’un fonctionnement proche du système des intermittents du spectacle ;

– le « revenu universel d’existence » préconisé par Benoit Hamon est justifié par le constat qu’il y a forcément une « raréfaction du travail ». Il s’agit aussi d’un complément de revenu « pour celui qui travaille en lui donnant le choix de réduire le temps de travail sans perte de revenus ».

L’enjeu « du partage du travail » ou de « réduction du temps de travail », comme exprimé dans les Cahiers de la présidentielle du Parti Socialiste, est de « permettre dans les années futures une réflexion sur la modulation négociée du temps de travail (…) de cette façon, plus de temps serai consacré à la formation professionnelle, à l’engagement associatif, syndical ou politique… ».

Le compte épargne temps (CET) participe à cette idée de donner, à chaque salarié, le moyen d’accumuler des droits à congés ou de se servir des points du CET pour faire de la formation. Selon moi, ce compte devrait, à terme, être inclus

dans le Compte personnel d’activité (CPA) et qui regroupe actuellement le compte pénibilité, le compte personnel de formation et le compte engagement citoyen.

Le Parti Socialiste, parti du progrès et du travail, a contribué à l’évaluation de ces enjeux et à la mesure de leurs impacts économiques et sociaux voire sociétaux.

Il est partisan d’une France capable de s’inscrire dans une économie de transition (écologique, numérique ou organisationnelle), créatrice d’emplois, et dans un modèle de croissance tout en créant les nouvelles protections du XXIème siècle.