Brexit : J – 1 an, l’Union européenne ne doit pas sortir affaiblie des négociations

29 mars 2018

Aujourd’hui, le Royaume-Uni se prépare à une sortie effective de l’Union européenne, fixée au lendemain du 29 mars 2019. Il entrera alors dans une période de transition jusqu’au 31 décembre 2020. Le détail de cette période de transition comme les modalités de ses relations avec l’UE après le 31 décembre 2020 sont encore largement en discussion. Le Parti socialiste suit avec attention ces négociations où les intérêts de nos industries, leurs créations et leurs productions doivent être pleinement soutenus. Il demande aux autorités exécutives françaises et européennes d’en informer et d’y associer toujours davantage les élu.e.s et parlementaires. Ce processus doit être aussi transparent et démocratique que possible.

Le Parti socialiste regrette encore les mensonges et instrumentalisations populistes qui ont dévoyé le scrutin du 24 juin 2016. Mais le choix de la large majorité des électeurs britanniques ne fait pas de doute et doit être respecté. Le Parti socialiste et ses parlementaires contribueront autant qu’ils le pourront à ce travail, avec pour souci constant la défense, la promotion et le renforcement de l’Union européenne. Quelles que soient la forme et la nature de l’accord de partenariat futur, les relations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni devront se conformer aux règles du Marché commun et de l’Union douanière, et éviter l’édification d’une frontière physique en Irlande. Les négociations entre Londres et Bruxelles sont pour l’Union européenne un enjeu capital pour renforcer ses bases et démontrer que le droit et ses normes font sa force.

Le Royaume-Uni demeurera, après son retrait de l’Union européenne, un État européen membre de nombreuses autres organisations régionales et internationales dont il devra continuer à respecter les règles et obligations. Ainsi, le Royaume-Uni est membre de plein droit du Conseil de l’Europe  qu’il a contribué à créer en 1949, il doit respecter la Convention européenne des droits de l’homme et la Charte sociale européenne dont il est signataire. Il en va de même pour la sécurité collective (OSCE) et la défense (OTAN). L’Union européenne, qui approfondit en ce moment même ses compétences en ces domaines via notamment le lancement d’une « coopération structurée permanente », peut et doit poursuivre par ailleurs la discussion avec les autorités britanniques sur ces sujets.