Budget logement : le Parti socialiste invite le gouvernement à dialoguer avant d’engager une réforme injuste et inefficace.

03 novembre 2017

Avec plus de 400.000 logements construits, dont 130.000 logements sociaux, l’année 2017 sera exceptionnelle. Le choc d’offre est là, il faut à présent le conforter et surtout l’amplifier.

La Stratégie logement présentée en septembre par le gouvernement Macron-Philippe ne s’inscrit pas dans cet élan. Le budget du ministère de la cohésion des territoires (82% est consacré à l’accès au logement) est en chute libre (-10%) et l’avenir du logement social est remis en cause par une ponction de 1,5 milliards d’euros sur les finances des bailleurs sociaux.

Le Gouvernement a bien fait voter ce matin un amendement pour étaler la mise en œuvre de sa réforme sur trois années (800 millions d’euros en 2018, puis 1,2 milliard d’euros en 2019 et 1,5 milliard d’euros en 2020), mais il l’a aussitôt annulé en ajoutant un autre prélèvement (de 700  millions d’euros la contribution des organismes HLM à leur caisse de garantie) qui permettra à l’Etat, dès 2018, d’atteindre le 1,5 milliards d’euros d’économie souhaités.  

Dans ce jeu à somme nulle, le logement ressort comme l’un des grands perdants du PLF 2018. Le Parti socialiste réitère sa demande au Gouvernement de décréter un moratoire pour engager un dialogue sur les propositions des élus et des organismes HLM afin de déterminer le meilleur chemin pour concilier construction de logements, qualité de habitat et baisse des loyers.