Vie du PS Samedi 17 Mars 2012 à 21:22
Agressivité, outrance, agitation des peurs : les artifices de N. Sarkozy pour dissimuler son absence de projet et l’échec de sa politique
A Lyon, le candidat-sortant a une fois de plus usé d’agressivité et d’outrance tout en agitant des peurs afin de masquer d’une part son absence de propositions et d’autre part l’échec de sa politique durant 5 ans.
Accusant sans fondement François Hollande de « cynique » ou de « menteur », reprenant la rhétorique chère à l’extrême droite de la « majorité silencieuse », Nicolas Sarkozy a démontré une fois de plus qu’il ne s’épanouissait dans cette campagne seulement dans l’escalade de l’outrance et de l’agressivité verbale. Il confirme par là-même le sens qu’il a donné à sa politique durant cinq années. De la violence pour masquer l’absence de ses propositions, tel est en définitive le sens du discours de Lyon. Chaque dérapage, chaque polémique, chaque calomnie du candidat-sortant abaisse un peu plus le niveau du débat et la crédibilité de sa candidature. Nicolas Sarkozy s'éloigne chaque jour davantage de la hauteur de vue nécessaire pour faire face aux défis que nous connaissons. Il n'est absolument plus au niveau de cette élection présidentielle.
A ceci s’ajoute le refus d’assumer son propre bilan. Sur la politique industrielle, la gestion des comptes publics, la crise des banlieues, le président-sortant a déclaré en « avoir assez de ceux qui donnent des leçons ». Et pourtant, les Français n'oublient pas que Nicolas Sarkozy a lamentablement échoué durant son premier quinquennat avec 1 million de chômeurs en plus, l’accumulation des déficits publics s’élevant à 612 milliards d’euros, une augmentation des violences à la personne de 21,2% et pour les banlieues un chômage des jeunes qui s’élève à plus de 40%. Nicolas Sarkozy a organisé le démantèlement des services publics, la baisse de l’ISF et la hausse de la TVA, tel est son bilan et son programme.
Où est le projet de Nicolas Sarkozy ? De son côté, le candidat socialiste a présenté ses 60 propositions pour le changement qui permettront de rassembler le pays. Nicolas Sarkozy n’a, lui, démontré que de la violence, un sens aigu de la stigmatisation des étrangers et des chômeurs, et une incapacité à assumer l’échec de sa politique durant 5 ans.