Santé, solidarité et personnes âgées Vendredi 6 Avril 2012 à 12:44
Assurance maladie : un projet de démantèlement et de régression pour les Français
Nicolas Sarkozy a annoncé un programme d'austérité renforcée pour la santé et l'assurance maladie. La politique qu'il mène depuis 5 ans montre que ses intentions ne sont pas le rétablissement de la sécurité sociale mais bien sa mise en cause.
En effet, au cours des 5 dernières années, le déficit de l'assurance maladie s'est creusé de manière dramatique, passant de 5 milliards en 2007 à 9,5 milliards en 2011. Seules des économies crédibles et des réformes structurelles permettront d'aller de l'avant, en conciliant rétablissement des comptes et qualité de la politique de santé des Français.
En annonçant des économies en matière de médicament, Nicolas Sarkozy oublie que, depuis qu'il est président, la part des médicaments génériques a stagné et reste très loin des résultats atteints par nos voisins européens, sans doute parce que Nicolas Sarkozy est resté timoré face aux laboratoires pharmaceutiques. En voulant taxer les Français qui les refuseraient, il semble imputer aux malades la responsabilité de cette évolution alors que c'est un choix politique qui lui incombe. Des économies en matière de médicaments s'imposent, elles ne sauraient aboutir à des déremboursements croissants, préjudiciables à la santé des Français.
A ce jour, 15 % de la population renonce à se soigner pour des raisons financières et près d’un Français sur quatre hésite ou retarde le moment de le faire.
Pour ce qui est de la lutte contre la fraude, les montants annoncés par la droite sont fantaisistes. La chasse aux fraudeurs ne fait pas une politique responsable, quand on sait qu'en 2009, sur 150 millions d'euros récupérés par la répression des fraudes à l'assurance maladie, seuls 11% proviennent de fraudes des assurés.
Enfin, c'est par une réorganisation de notre système de santé que l'on pourra à la fois concilier économie et qualité : le renforcement de la prévention, absente de la politique menée par la droite, réduction des hospitalisations inappropriées par un investissement dans la médecine de proximité, territorialisation des politiques de santé, valorisation des missions centrales de l'hôpital public
Nicolas Sarkozy choisit de poursuivre la destruction de l’assurance maladie.
