Economie, entreprise, industrie Lundi 2 Avril 2012 à 11:15
Banque de la jeunesse : le poisson d’avril de Nicolas Sarkozy
Dans une salle composée de militants qui, compte tenu de l’âge de nombreux participants, prouve qu’à l’UMP on reste jeune longtemps, Nicolas Sarkozy a décliné ses propositions pour la jeunesse.
Le candidat de l’UMP a démontré qu’il ne connaît pas la jeunesse de notre pays. Il sous-estime complètement le sentiment de délaissement de toute une génération qui fait face à des difficultés considérables d’accès à la formation, à l’emploi, au logement, à la culture, à la mobilité.
Revenant à la porte de Versailles, dans une salle qui lui avait plutôt réussi en 2007, Nicolas Sarkozy n’a pas mis son discours en cure de jouvence. Récitant son couplet habituel sur l’assistanat, il a pointé du doigt la mauvaise jeunesse, celle qui selon lui, ne veut pas travailler.
Avec un taux de chômage des jeunes qui frôle les 25%, Nicolas Sarkozy ne s’est pas rendu compte qu’il insultait ceux qui ont subi en première ligne les effets de la politique injuste et inefficace conduite ces cinq dernières années.
Dans ce contexte, sa proposition de créer une banque de la jeunesse pour soutenir les projets de création d’entreprise, passe complètement à côté de la complexité des enjeux. Derrière le packaging sémantique, cette annonce est creuse et floue.
François Hollande qui place depuis plus d’un an la question de la jeunesse au cœur d’un nouveau rêve français, continue lui de proposer des avancées ambitieuses pour que la jeunesse de France ne soit plus la génération sacrifiée d’une France de l’austérité et du désespoir.
