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Parti socialiste

Ville et logement Jeudi 24 Septembre 2009 à 19:54

Benoist APPARU : paroles, paroles…

Les propos tenus par le Secrétaire d’État au Logement lors de sa dernière visite de la Fondation Abbé Pierre révèlent un total décalage entre les promesses et la réalité des politiques mises en œuvre. Si dans la droite ligne de Mme Boutin, M. Apparu multiplie les déclarations d’intention, l’État poursuit en réalité son désengagement budgétaire et reste dans une position de déni face à la précarité croissante des ménages qui doivent payer leur loyer, leurs charges, ou rembourser leur emprunt immobilier. 

À ce sujet, le Parti socialiste regrette le refus de M. Apparu d’instaurer un moratoire sur les expulsions locatives et l’obstination du gouvernement à ne pas augmenter le montant des aides au logement. Face à ce manque de volonté politique manifeste du Secrétaire d’État, le Parti socialiste rappelle à Nicolas Sarkozy ses grandes déclarations faites la main sur le cœur en matière de logement, à la fin de l’année 2007 (déjà…) !
Il demande notamment que le chef de l’Etat mette fin au scandale du logement qui existe dans notre pays depuis plusieurs années. Scandale d’un État qui gagne de l’argent sur le logement (31,1 milliards de prélèvements fiscaux et parafiscaux contre 21,7 milliards de dépenses en 2008) alors que plus de 3,5 millions de nos concitoyens sont en situation de mal ou de non logement. Scandale de la gabegie financière en matière d’hébergement d’urgence où l’État préfère payer des nuitées d’hôtel plutôt que de s’attaquer durablement et efficacement à l’absence de logement d’au moins 100 000 habitants de notre pays.

Le gouvernement doit dès aujourd’hui s’engager à l’instauration d’un moratoire sur les expulsions locatives, à l’augmentation immédiate de 10% des aides aux logements, à ne pas dépenser moins qu’il ne gagne sur les politiques de l’habitat, à suspendre sa politique de défiscalisation immobilière, à faire appliquer la loi SRU, à développer et humaniser les lieux d’hébergement d’urgence et y renforcer les mesures d’accompagnement social, à augmenter les crédits pour le logement social, à reconsidérer son soutien aux associations après avoir, avec elles, construit un véritable diagnostic des situations de mal logement et entamé un partenariat durable.

Voilà les signes forts que le Parti socialiste attend sans délai du gouvernement. Sans ces engagements fermes et des actions concrètes, tout ne sera que paroles.

Communiqué de Nathalie Perrin-Gilbert, Secrétaire nationale au Logement