Développement durable et ruralité Mardi 14 Novembre 2006 à 14:10
Bilan écologique de la droite
Villepin l'écolo : une conversion opportuniste, tardive et peu crédible La conversion à l'écologie du Premier Ministre, lundi 13 novembre, est une pure opération de communication qui ne doit rien au hasard, dans son calendrier comme dans ses objectifs politiques alors que la guerre des egos fait rage plus que jamais à l'UMP. Ce bel ouvrage ne résiste pas à l'examen des faits, les belles paroles du Premier ministre étant à l'opposé de la politique conduite par les gouvernements de droite depuis plus de quatre ans. Ainsi, concernant la question essentielle de la lutte contre le changement climatique, qui fait actuellement l'objet de discussions cruciales à la Conférence internationale des Nations Unies sur le changement climatique à Nairobi, le bilan du gouvernement est inexistant et son plan Climat sans ambition est inévitablement resté sans effet. Contrairement à ce qu'il a déclaré, Dominique de Villepin ne peut revendiquer la moindre avancée liée à l'action de son gouvernement, régulièrement dénoncée par les ONG, mais aussi par la Commission européenne qui vient de pointer le laxisme de son dernier plan d'allocation des quotas d'émission de gaz à effet de serre aux industriels français. La droite a non seulement vécu sur les acquis du gouvernement de Lionel JOSPIN, mais elle a régulièrement démantelé les outils de la politique publique, sabré les budgets et affaibli des structures aussi essentielles que l'ADEME ou la MIES. Il est surprenant qu'après avoir considérablement appauvri l'ADEME, le gouvernement découvre six mois avant les élections qu'il faut lui donner plus de moyens ! Pire, le Premier Ministre ne recule devant aucune démagogie quand il affirme que son gouvernement a eu un rôle pionnier en matière d'énergies propres et de fiscalité écologique, feignant d'ignorer que c'est la gauche qui a mis en place la TGAP (taxe générale sur les activités polluantes) et l'obligation et les tarifs de rachat d'électricité d'origine renouvelable. Enfin, comme toujours, les propositions les plus ambitieuses sont avancées alors qu'elles ne sont qu'à l'étude, qu'il s'agisse d'éventuels péages urbains ou de la taxe sur le contenu carbone des produits industriels importés depuis des pays hors Protocole de Kyoto. On peut être certains que ces annonces ne connaissent le même destin que d'autres propositions du gouvernement en la matière, tel le bonus-malus sur les véhicules neufs, annoncé en fanfare au moment du plan climat 2004, et aussitôt abandonné. Communiqué du Bureau national