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Parti socialiste

Développement durable et ruralité Mardi 31 Octobre 2006 à 12:39

Changement climatique

Rapport Stern sur le changement climatique : danger réel et immédiat, les socialistes mobilisés Le rapport Stern sur "l'économie du changement climatique", venant après le film "Une vérité qui dérange" illustrant l'action d'Al GORE sur ce sujet, ne fait que confirmer l'ampleur de la menace à laquelle s'est exposée notre civilisation en provoquant par son activité et le recours massif aux énergies fossiles, des changements importants dans la composition de l'atmosphère. Il confirme la pertinence de la décision prise par les socialistes dans leur projet de faire de la lutte contre le changement climatique la priorité de leur action pour les années à venir. Le Parti socialiste note avec intérêt que les mesures de politique économique proposées par Nicholas Stern ne se limitent pas aux seuls instruments compatibles avec les lois du marché et qu'il envisage clairement des régulations contraignantes telles que les taxes. Cette analyse conforte la position des socialistes qui défendent vigoureusement le recours à une véritable fiscalité écologique en France et en Europe, en particulier sur les différents usages de l'énergie. Le retour du débat sur ce sujet dans plusieurs pays européens, y compris au Royaume-Uni, éclaire d'un jour nouveau les mérites respectifs des différents instruments dont la palette ne saurait se limiter aux seuls permis d'émission négociables, nettement insuffisants. À la veille de l'ouverture de la conférence de Nairobi sur le climat, ce nouveau rappel à l'ordre doit inciter à la responsabilité l'ensemble des gouvernements pour aboutir rapidement à la signature d'un accord de prolongation de Kyoto. Il faut maintenant engager tous les grands pays émetteurs, et notamment les Etats-Unis, la Chine et l'Inde jusqu'ici restés à l'écart, dans la voie de la lutte active et effective contre le changement climatique. Enfin, l'ampleur des coûts économiques mis en avant, comme l'importance des changements à mettre en œuvre, devraient inciter d'urgence le gouvernement français à ne plus se contenter d'un satisfecit sur l'objectif d'une stabilisation des émissions, qui est bien loin de nous placer sur la trajectoire réellement souhaitable : celle d'une division par quatre des émissions à l'horizon 2050 (facteur 4). Une véritable volonté politique doit maintenant se substituer à un "Plan Climat" sans moyen ni ambition et à des discours sans lendemain, comme nous y a habitués la droite depuis plus de quatre ans. Communiqué du Bureau national