Développement durable et ruralité Vendredi 12 Janvier 2007 à 12:30
Climat et politique européenne de l'énergie
Un pas timide, mais sans moyens sérieux Le Parti socialiste se félicite de la volonté affichée par la Commission européenne d'inciter l'Union à adopter unilatéralement ses propres engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre, démontrant ainsi sa volonté d'entraîner le reste du monde sur la voie de l'après-Kyoto. Pour autant, la Commission ne répond que très partiellement à l'objectif majeur de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre et ses conséquences sur le changement climatique. Il est en en particulier regrettable que n'ait pas été retenu l'objectif de 30% de réduction à l'horizon 2020, proposé par le Commissaire à l'environnement, seul susceptible d'atteindre l'objectif d'une limitation à 2°C de la hausse de la température moyenne à la fin du siècle. Le Parti socialiste déplore aussi les orientations de la Commission en termes d'outils de politique publique, comme en termes d'actions sectorielles. Elle persiste en effet à privilégier une approche par le marché au détriment de régulations fortes, et ignore cruellement les secteurs des transports, notamment aériens, et de l'habitat. Il estime par ailleurs que les moyens accordés au développement des énergies renouvelables sont encore insuffisants et suggère de se diriger vers la création d'une Communauté Européenne des Energies Renouvelables organisée sur le modèle de la CECA pour accélérer leur développement. Au total, si ces propositions comportent de timides avancées, le Parti socialiste souligne que la Commission a manqué l'occasion d'aborder le défi du changement climatique et de la politique énergétique dans une perspective intégrée, et de mettre en avant les opportunités économiques que représente ce défi mondial en développant de nouvelles politiques industrielles cohérentes d’un point de vue environnemental. Les défis de l'énergie et du climat exigent une troisième révolution industrielle - celle du développement durable, sur la base de la sobriété et de l'efficacité énergétiques, ainsi que des énergies renouvelables - dont l'Europe peut être le moteur si elle s'en donne les moyens en termes d'investissement public et d'outils de régulation. Communiqué de Béatrice MARRE, Secrétaire nationale à l'environnement et au développement durable