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Parti socialiste

Economie, entreprise, industrie Jeudi 10 Janvier 2008 à 17:27

Commerce extérieur : un chiffre noir, symbole d’une compétitivité défaillante

Le solde du commerce extérieur français ne cesse de se dégrader : son déficit a atteint 4,8 milliards d’euros en novembre, 35 milliards depuis janvier et plus de 38 milliards au cours des 12 derniers mois. L’année 2007 est conteste « l’annus horribilis » du commerce extérieur Français. Cet échec ne peut être imputé en aucun cas : •    aux cours du pétrole : la hausse enregistrée entre les mois d’octobre et novembre est à l’origine d’à peine plus de 15% de la dégradation du déficit commercial, ce qui est logique puisque la production d’énergie nucléaire expose moins la France aux variations des cours du pétrole. De plus, le niveau élevé de l’euro aura permis d’en amoindrir l’impact; •    au cours de l’euro : le déficit de la balance commerciale des onze derniers mois est majoritairement réalisé au sein de la zone euro : -16,4 Mds€ avec l’Allemagne, -6,7 Mds€ avec la Belgique, -3,6 Mds€ avec l’Irlande, -1,9 Mds€ pour l’Italie. La dégradation spectaculaire de notre déficit commercial (+ 10 milliards en un an) est le signe incontestable de l’échec de la politique gouvernementale. Plus que la faiblesse de la croissance ou la vigueur de l’inflation, elle atteste de la gravité de la situation économique et signe l’échec d’une politique. En effet, la balance commerciale représente le baromètre d’une économie : si la France n’était pas aujourd’hui protégée par la monnaie unique, un tel déficit l’exposerait à des très graves conséquences de change face aux excédents allemands (200 milliards d’euros en 2007). La France paie l’inefficacité des politiques mises en place depuis huit mois, incapables de restaurer notre compétitivité en profondeur. Faute d’aide à l’innovation, à l’investissement en faveur des PME/PMI exportatrices, la France n’a pas su tirer parti du dynamisme du commerce mondial. Pour le Parti socialiste, la restauration de notre balance commerciale passe par la mise en œuvre de mesures permettant de restaurer la compétitivité profonde de nos entreprises, d’inverser le décrochage de l’investissement, de développer l’innovation et la recherche pour modifier notre sectorisation industrielle et géographique. Communiqué de Michel SAPIN, Secrétaire national à l’Économie et à la Fiscalité