Connectez-vous

Identifiez-vous :

Avec votre compte
Parti-socialiste.fr

Saisissez votre adresse de courriel
Saisissez votre mot de passe

Avec votre compte
Facebook ou Coopol

Coopol connect
Parti socialiste

Élections 2012 - Présidentielle et législatives

Élections 2012 - Présidentielle et législatives

Libertés, médias, justice et sécurité Vendredi 9 Décembre 2011 à 9:57

Conférence internationale du HCR : où est la France ?

Mercredi 7 et jeudi 8 décembre, se tient une importante conférence du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) de l’ONU, à Genève. Alors que les Etats-Unis ont dépêché leur Secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, la France brille par son absence. Elle n’y est représentée ni par le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, ni même par l’un des ministres délégués. Dans son point presse du jour, le ministère des affaires étrangères ne l’évoque d’ailleurs pas.

Cette réunion est pourtant cruciale. Elle marque un double anniversaire, les 60 ans de la Convention de Genève relative au statut des réfugiés de 1951 et les 50 ans de la Convention sur la réduction des cas d’apatridie de 1961. Il s’agit surtout, pour le HCR, de recueillir des engagements des Etats en faveur des réfugiés et apatrides. La France ne semble pas en faire une priorité.

La France perd, une nouvelle fois, l’occasion de porter un message fort, conforme à ses valeurs et au principe constitutionnel selon lequel tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d’asile sur le territoire de la République. Au moment où la guerre en Lybie, comme tout conflit, a jeté, à nouveau, des milliers de familles sur le chemin de l’exil, Nicolas Sarkozy envisage de revenir sur l’acquis de Schengen et de rétablir les contrôles aux frontières nationales.

Les propos récents du ministre de l’intérieur envisageant une réforme du droit d’asile qui porterait atteinte à ce droit fondamental incitaient, il est vrai, assez peu à une présence active à cette occasion.

La France devait prendre des engagements en faveur des réfugiés et des apatrides. Avec François Hollande, cette parole sera claire, tant en termes de soutien au HCR que de politique d’asile.