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Parti socialiste

Ville et logement Mercredi 4 Novembre 2009 à 16:36

Contrats d’autonomie : échec de Fadela Amara, mais un marché juteux pour le privé

Le bilan de Fadela Amara à la tête du secrétariat d’État à la Politique de la ville ne cesse de s’alourdir. Après l’échec du « busing », ce sont les contrats d’autonomie qui sont aujourd’hui sur la sellette. Mesure phare contre « la glandouille », les contrats d'autonomie ont été confiés à des opérateurs privés, payés aux résultats en moyenne 7500 euros par jeune, pour réaliser du coaching à l'anglo-saxonne. Le Parti socialiste dénonce le choix fait par la secrétaire d’État de privilégier dans l’attribution de ce marché les structures privées au détriment des missions locales et des associations d’insertion. On a même vu à Vaux-en-Velin un opérateur Australien remporter l’appel d’offre. À l’heure du premier bilan, le Parti socialiste constate que les résultats sont très mauvais. Sur un objectif de 45 000 jeunes «coachés» d'ici à 2012, 13 338 ont été pour l’instant encadrés et seuls 1 162 jeunes ont décroché une embauche ou une formation, c’est-à-dire moins de 10% ! Et encore, ce sont les quelques missions locales qui ont répondu aux appels d’offre dans le Haut-Rhin, l’Essonne et à la Réunion, qui obtiennent les meilleurs résultats. Le Parti socialiste rappelle que le budget annuel de 85 millions d’euros prévus pour les contrats d’autonomie aurait permis d’augmenter de 50% celui des missions locales. Les contrats d’autonomie ont déjà coûté plus de 30 millions d’euros pour à peine plus de 1 000 emplois ou formations. Alors que, selon Pôle emploi, le nombre de demandeurs d'emploi âgés de moins de 26 ans a augmenté de 24,8 % entre 2008 et 2009 en zone urbaine sensible (ZUS), le Parti socialiste demande une interruption immédiate d’un dispositif inefficace et dispendieux. Il propose la réaffectation du budget prévu pour les contrats d’autonomie au profit d’une véritable politique de l’emploi et de l’insertion dans les quartiers autour du service public de l’emploi, des missions locales et du tissu associatif spécialisé dans l'insertion. Communiqué de Marianne Louis, Secrétaire nationale à la Politique de la Ville