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Libertés, médias, justice et sécurité Mercredi 30 Novembre 2011 à 13:15

Convention UMP : deux contre-vérités sur l’immigration

Dans une convention où le mélange des genres est d’emblée affiché (éducation, justice, sécurité, immigration), l’UMP avance des propositions sur l’immigration qui font suite aux déclarations de la droite, la semaine passée, ciblant quotidiennement les personnes immigrées.

Chaque proposition est construite autour de deux contre-vérités : la situation n’est pas celle que la droite voudrait peindre, et le discours n’est pas en cohérence avec la politique qu’elle a elle-même menée depuis 10 ans.

Contrairement à ce que la droite voudrait faire croire, l’immigration n’est pas massive dans notre pays. Un flux net d’entrées de 100 000 personnes par an place la France bien en deçà de nombreux pays européens. Et contrairement à ce qu’elle déclare aujourd’hui, sa politique, pourtant appuyée sur pas moins de sept lois depuis 2002, n’a pas répondu à ce qu’étaient ses objectifs affichés, repris comme autant de discours incantatoires et électoralistes aujourd’hui.

Les propositions affichées aujourd’hui n’ont comme conséquence que de restreindre encore et toujours les droits des étrangers dans notre pays.

Après les droits fondamentaux (droits humains liés au droit d’asile), c’est au tour du droit à la santé d’être visé, avec une proposition particulièrement choquante. Le recentrage de l’aide médicale d’Etat (AME) sur les « situations d’urgence sanitaire » et les « risques épidémiques » revient à dire qu’on ne devrait soigner les étrangers que pour ne pas être contaminés.

En proposant de restreindre encore les conditions du regroupement familial, alors qu’elle l’a déjà fait à de multiples reprises et que les conditions françaises sont parmi les plus restrictives, la droite continue à vouloir grignoter encore ce droit fondamental, protégé par notre Constitution, qu’est le droit à vivre en famille.

Enfin, l’accès à la nationalité fait l’objet d’injonctions contradictoires : d’un côté, la droite en fait une condition de l’intégration notamment pour le sujet du droit de vote, de l’autre elle  ajoute des conditions pour y accéder.

L'immigration comme l'intégration sont des sujets trop sérieux pour les instrumentaliser de la sorte. Certains à droite ne s'y trompent pas, au premier rang desquels l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, appelant à ne pas faire des immigrés les adversaires et à éviter les caricatures.

Dans son projet pour 2012, François Hollande portera des propositions pour une politique d'immigration transparente, stable et juste et une politique d'intégration cohérente et volontariste.

Mireille Le Corre, 

responsable du pôle immigration-intégration de l’équipe de campagne de François Hollande