Economie, entreprise, industrie Lundi 2 Mars 2009 à 15:41
Croissance : 2009 à la baisse
Le gouvernement vient de revoir ses prévisions de croissance pour l’année 2009 à la baisse, en entérinant un recul du PIB de 1% à 1,5%. Ces annonces viennent après les chiffres catastrophiques de l’augmentation du chômage en janvier. La crise économique et la crise sociale frappent de plein fouet la France. Depuis plus de six mois, le Parti socialiste constate, en phase avec les prévisions du FMI et de la Commission européenne, que l’économie française est en panne et que l’année 2009 se soldera par un repli très important de l’activité, proche de 2% si rien d’efficace n’est fait pour relancer l’économie. Le gouvernement ne fait donc malheureusement que relever une évidence et reste toujours plus optimiste que les organismes internationaux. Pour le gouvernement et le président de la République, le chiffre qu’ils viennent d’annoncer est un véritable constat d’échec de leur politique économique depuis dix-huit mois et des mesures annoncées au cours des dernières semaines. Les nouvelles prévisions du gouvernement montrent ainsi l’inefficacité de son plan de relance, dont les effets n’évitent pas un plongeon de l’activité. Ce plan était construit sur des prévisions de croissance pour 2009 légèrement positives. Il est donc déjà dépassé et obsolète avant même d’être appliqué. Par ailleurs, le gouvernement prévoit également une dégradation très importante du déficit public, qui devrait atteindre 5,5% du PIB, 100 milliards d’euros, soit un record depuis 1995. Pourtant, loin de relancer la croissance, le déficit est le reflet de l’inefficacité de la politique budgétaire et fiscale menée par la droite. C’est un déficit passif qui ne soutient aucunement l’activité. Le Parti socialiste rappelle que pour être efficace, compte tenu de la nature de la crise, un plan de relance doit marcher sur ses deux jambes et être massif, d’environ 50 milliards d’euros. Il doit reposer sur le soutien à l'investissement, notamment public via les collectivités territoriales, et sur la relance du pouvoir d'achat : aide exceptionnelle de 500 euros aux bénéficiaires de la PPE et des minima sociaux, revalorisation immédiate de 3% du Smic, baisse de 1 point du taux normal de TVA... Le Parti socialiste rappelle également la nécessité absolue de supprimer le mécanisme d’encouragement aux heures supplémentaires qui, dans un contexte de recul de l’activité, est un véritable facteur de chômage, et d’annuler le paquet fiscal de manière à retrouver les marges de manœuvre nécessaires à la relance du pouvoir d’achat et de la consommation. Communiqué de Michel SAPIN, Secrétaire national à l’Economie et à la fiscalité