Libertés, médias, justice et sécurité Samedi 31 Mars 2012 à 15:12
Depuis 2007, la justice est une parfaite illustration du sarkozysme dont les discours sont contredits par la réalité
Depuis 2007, la justice est une parfaite illustration du sarkozysme dont les discours sont contredits par la réalité.
- Le discours sécuritaire est contredit par les faits quand l’empilement des lois d’affichage votées dans la précipitation est destiné à masquer le manque de moyens nécessaires au fonctionnement de la justice dont des milliers de décisions ne sont pas exécutées ou le sont avec un tel retard qu'elles perdent leur sens.
- Le discours compassionnel est contredit par les actes quand les subventions aux associations d’aide aux victimes sont en diminution et quand la constitution de partie civile comme le dépôt de plainte sont rendus plus difficiles pour les victimes.
Et avec le droit d’appel Nicolas Sarkozy cède à une revendication dangereuse alors que la partie civile a déjà la possibilité de faire appel d'une décision de non-lieu du juge d'instruction (article 186 Code de Procédure Pénale) et un droit de recours contre le montant de l'indemnisation accordée.
Les mots ont un sens et le rôle de la partie civile au procès pénal doit rester dans le registre civil. La justice est une fonction régalienne de l’Etat qui ne saurait être privatisée pour devenir un instrument de vengeance. Si la société doit la considération la plus attentive aux victimes et si, avec François Hollande, nous ferons en sorte que la justice pénale soit accessible et soucieuse des victimes en les accueillant le mieux possible tout au long de la procédure et en les informant sur son déroulement (y compris après la condamnation), l’institution judiciaire ne saurait être détournée de sa fonction qui est d’établir les faits puis de punir le ou les coupables aussi sévèrement que nécessaire.
