Ville et logement Mercredi 3 Janvier 2007 à 1:13
Des actions concrètes pour le logement
Depuis 2002, le gouvernement et sa majorité mènent une politique du logement qui accroît les inégalités et ne répond ni aux besoins des 1,4 millions de demandeurs de logement social, ni aux 3,2 millions de mal-logés. 15% seulement des logements construits en 2005 présentent des niveaux de loyers accessibles à 75% des ménages. Entre 2002 et 2005, les aides à la personne ont augmenté de 3% alors que les loyers ont augmenté de 14% et les prix à la construction de plus de 50%. Le gouvernement n’a pris aucune mesure pour réguler le marché et a même encouragé la spéculation par des réformes fiscales comme le dispositif De Robien sans aucune contrepartie sociale ou par l’exonération de l’impôt sur les sociétés ou SIIC (Société d’Investissement Immobiliers Cotées) qui a entraîné les phénomène des ventes à la découpe dont le dossier a été laissé à l’abandon. Le budget logement pour 2007 montre que les crédits de l’Etat pour la construction locative sociale baissent de 77 millions d’Euros par rapport à 2006, en net recul par rapport au programme du fameux plan de cohésion sociale. En pleine crise du logement, les priorités du gouvernement ne sont pas de diminuer le coût pour les ménages. Pourtant la part consacrée au logement dans le budget mensuel des ménages atteint jusqu’à 49% pour un couple avec 2 enfants ayant un revenu égal à 1,5 SMIC. C’est pourquoi le Parti socialiste a inscrit dans son projet la création d’un bouclier logement pour que les familles modestes en consacrent au maximum que 25% de leur budget mensuel au logement. Pour loger les plus démunis et rendre le droit au logement effectif, le Parti socialiste a proposé la construction massive de logements à loyers abordables dont 120 000 logements sociaux par an. Par ailleurs, comme nous l’avions défendu au parlement lors du débat sur la loi Engagement National pour le logement et dans une proposition de loi déposée au Sénat en Octobre 2005, nous avons inscrit dans notre projet la mise en œuvre du droit au logement opposable. Cette belle ambition portée par les associations a davantage besoin de véritables moyens financiers et d’actes concrets que d’effets d’annonce. Communiqué d’Annick LEPETIT Secrétaire nationale au Logement