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Élections 2012 - Présidentielle et législatives

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Education, recherche, culture Mardi 24 Janvier 2012 à 17:51

Discours de Marseille du président de la République : l'abandon de toute ambition en matière de politique culturelle

Une fois de plus, le président de la République a gratifié le monde de la culture d'un discours exclusivement défensif résumant à la perfection l'absence de vision d'un quinquennat désastreux en la matière. Censée être le marqueur de son mandat, la tardive et factice « sanctuarisation » des crédits du ministère, dont le gel a été annoncé en filigrane, n'est utilisée que comme un faible masque de l'abandon de toute ambition en matière de politique culturelle.
 
La conclusion du feuilleton de l'hôtel de la Marine, annoncé triomphalement par le président sortant, n'est en réalité qu'un révélateur supplémentaire de l'improvisation avec laquelle le ministère de la culture a été géré, prêt à abandonner l'un des joyaux de son patrimoine jusqu'à ce que la mobilisation citoyenne fasse reculer le gouvernement. Un feuilleton qui fait suite à celui de la création unanimement critiquée de la Maison de l'histoire de France, du Conseil de la création artistique, dissous en 2011 moins de deux ans après sa création ou encore de la loi Hadopi, censurée deux fois au Conseil constitutionnel et aujourd'hui inefficace. 
 
Face à l'improvisation et l'incohérence de la droite depuis cinq ans, François Hollande a tracé de grandes lignes dans le cadre de son discours de Nantes du 19 janvier 2012. Acte II de l'exception culturelle française, nouvelle décentralisation culturelle, plan national d'éducation artistique, loi de programmation du spectacle vivant, retour à la TVA à 5,5% pour le livre et la billetterie. Tout en annonçant que la concertation avec l'ensemble des acteurs de la création sera la priorité, il a livré une vision claire et déterminée de ce que sera la politique culturelle de la gauche pour le prochain quinquennat.
 
Les vœux au monde de la culture que vient de nous livrer le président sortant ne viennent que confirmer l'urgence du changement.