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Economie, entreprise, industrie Mardi 1 Décembre 2009 à 17:55

Discours du Président de la République à la Seyne-sur-Mer : une démagogie inutile face à la réalité des faits

Une nouvelle fois, le discours du Président de la République n’a reposé que sur des affirmations non fondées et des propos démagogiques. Face à un discours d’autosatisfaction, il est nécessaire de regarder les faits. Le plan de relance du gouvernement n’a pas été efficace. Les moteurs internes de la croissance sont à l’arrêt (-0,1% au troisième trimestre). La consommation est atone (+0,0%) et l’investissement des entreprises poursuit sa chute (-0,7%). Seules les exportations ont permis le rebond des deux derniers trimestres. Le chômage explose, passant de 7,1% au premier trimestre 2008 à 9,1% au deuxième trimestre 2009. Avant la crise, la France et l’Allemagne étaient au même niveau, aujourd’hui, le taux de chômage est supérieur de près de 40% en France. Les seuls effets positifs du plan de relance du gouvernement concernent le secteur automobile. Les primes à la casse ont permis un redémarrage de la production. Cependant, cette mesure risque de provoquer une rechute des achats d’automobiles dans les mois à venir, comme l’ont prouvées les expériences passées. À aucun moment le Président de la République ne s’est posé la question du besoin d’une autre politique. C’est pourtant aujourd’hui nécessaire. Il faudrait pour 2010 un nouveau plan de relance, beaucoup plus important. Or, les mesures exceptionnelles de soutien à la consommation ne seront pas reconduites, ce qui risque de provoquer une rechute de l’activité. Rien non plus n’a été dit quant à la préparation de l’avenir. Ce n’est pas le « grand emprunt » qui permettra à la France d’affronter les défis de demain. Enfin, le Président de la République a évoqué le problème des déficits, accusant les collectivités locales d’en être à l’origine par des recrutements non justifiés. Ces propos démagogiques sont inutiles. La lutte contre les déficits nécessite une véritable réforme fiscale qui mettrait fin à la folie fiscale du gouvernement. Les baisses d’impôts consenties par la droite sont aussi injustes qu’inefficaces (bouclier fiscal, baisse de la TVA dans la restauration, exonération des heures supplémentaires…). La sortie de crise nécessite une vraie politique de relance, qui ne pourra être financée que par la suppression de ces mesures fiscales faîtes au bénéfice de quelques uns et au détriment de l’intérêt général. Communiqué de Michel Sapin, Secrétaire national à l’économie et de Didier Migaud, Conseiller de Martine Aubry pour les finances et la fiscalité