Vie du PS Vendredi 13 Avril 2012 à 15:17
A Drancy, Nicolas Sarkozy à la traîne derrière François Hollande exprime sa frustration par le mensonge
En fin de semaine dernière François Hollande a entrepris un tour de France des banlieues qui a manifestement agacé le candidat-sortant au point qu’il se soit rendu, à la traîne, à Drancy pour exprimer l’ampleur de sa frustration, dans un espèce de sauve-qui-peut qui ne trompe personne. En outre, ce déplacement hyper-encadré et hyper-maîtrisé, a démontré une fois de plus que Nicolas Sarkozy a du mal à rencontrer le peuple français. Le lien est définitivement rompu, ce déplacement en était une cruelle illustration.
A cette occasion, Nicolas Sarkozy a une fois de plus convoqué le mensonge et l’agressivité en annonçant que le candidat socialiste « n’avait pas une seule idée » ou encore que lui-même s’était « impliqué dans la vie des quartiers depuis longtemps ».
Dans les faits, la politique conduite par le président-sortant a tout simplement échoué dans ces quartiers qui souffrent de sécession sociale et de déficit de la présence publique. Aucune politique efficace en matière de mixité sociale n'a d'ailleurs été engagé.
Quoiqu’en dise Nicolas Sarkozy, les banlieues ont été à l’écoute des nombreuses propositions exprimées par François Hollande. Il s’agit même d’un véritable programme, avec 150 000 emplois d’avenir, l’octroi en priorité des 60 000 postes dans l’éducation nationale, l’introduction d’une clause d’insertion dans les contrats publics, la mise en place d’une filiale à la Banque Publique d’Investissement spécialement destinée à appuyer les initiatives provenant des quartiers populaires, le soutien aux cultures urbaines, la lutte contre les contrôles au faciès, ou encore l’ajout de 12 000 postes de policiers, gendarmes et personnels de la justice pour assurer ce droit essentiel à la sécurité. François Hollande a pleinement conscience de l’exigence d'une politique juste et ambitieuse en direction des banlieues. L’ancien maire de Neuilly-sur-Seine n’a eu pour les populations du quartier que du mépris et de la stigmatisation qui ont lourdement pénalisé la situation de ces territoires.
Nicolas Sarkozy avait annoncé vouloir nettoyer les banlieues au "karcher", la seule chose qui aura été passée au "karcher" aura été le personnel public et la présence de la République. Le 22 avril et le 6 mai ce seront aux quartiers populaires de donner leur sanction à cette politique du "karcher".
