Ville et logement Mardi 30 Janvier 2007 à 17:49
Droit au logement
Le Parti socialiste émet les plus fortes réserves quant au projet de loi sur le droit au logement opposable que les sénateurs examinent aujourd’hui. L’important décalage entre le titre ambitieux de ce texte et la réalité de son contenu va enfin se révéler à l’occasion des débats parlementaires. L’absence persistante de logements à loyers abordables – logements sociaux comme logements privés conventionnés – malgré les interventions récurrentes des parlementaires socialistes depuis 5 ans, fait de ce texte une coquille vide. Pire, si ce projet de loi est voté tel qu’il est proposé, ce sont les communes qui ont déjà beaucoup de logements sociaux qui seront les seules concernées. Cela risque d’accentuer la ghettoïsation d’un certain nombre d’entre elles. En revanche, celles qui échappent à la loi « Solidarité et Renouvellement Urbains » continueront à refuser de construire des logements sociaux. Faire croire que ce texte réglera la situation, c’est dévoyer le sens même du principe de droit au logement opposable. C’est pourquoi les parlementaires socialistes vont défendre des amendements à ce texte pour permettre que ce droit au logement soit réel. Ils proposeront, par exemple, d’élargir le périmètre d’application de la loi SRU et de rendre directement responsables du droit au logement opposable les communes qui ne le respectent pas. Cette loi, combattue depuis son origine, par la majorité actuelle est un des outils indispensables à l’effectivité du droit au logement opposable. Le droit au logement est un combat historique de la gauche, il n’est visiblement qu’une opportunité électoraliste pour la droite ! Communiqué du Bureau national