Santé, solidarité et personnes âgées Mardi 27 Décembre 2011 à 9:10
Face à la pauvreté, la compassion et les bons sentiments ne suffisent pas
Face à la pauvreté, la compassion et les bons sentiments ne suffisent pas.
Les Restos du cœur tirent la sonnette d’alarme.
A quelques jours de Noël, Nicolas SARKOZY avait jugé opportun de se rendre dans un centre des Restos du cœur, pour marquer sa compassion. Aujourd’hui, le président de l’association tire la sonnette d’alarme : le nombre de repas servis est en très forte augmentation et ses ressources ne lui permettront pas de faire face aux besoins. Au-delà des Restos du cœur, toutes les associations engagées dans la lutte contre la pauvreté dressent le même constat.
Les bons sentiments ne suffisent pas, surtout lorsqu’ils viennent d’une droite qui a fait de la dénonciation des pauvres comme fraudeurs ou assistés sa marque de fabrique. Ce n’est pas en les stigmatisant, en les dénonçant comme de prétendus irresponsables, que Nicolas Sarkozy camouflera son sinistre bilan : en 5 ans, la pauvreté a augmenté en France, elle touche des hommes et des femmes qui travaillent, des jeunes ou des familles entières.
Lors de sa rencontre avec les associations engagées dans la lutte contre la pauvreté le 14 décembre dernier, dans un centre d’accueil Emmaüs, François Hollande a rappelé qu’il refusait de parler d’assistanat alors que des Français ont besoin d’accompagnement. Nos concitoyens l’ont bien compris, dont la générosité n’a pas faibli, malgré la crise.
A situation d’urgence, réponse d’urgence : le gouvernement doit faire en sorte que les associations permettant aux plus pauvres des Français de se nourrir puissent répondre à leurs besoins. Mais au-delà, cette situation dramatique montre l’absence de politique forte de lutte contre la pauvreté depuis 5 ans, qui ne peut reposer sur les seules associations caritatives : les Français ne parviennent plus à se nourrir parce qu’ils doivent faire face à l’envolée des prix du logement, de la santé, de l’énergie. Même à Noël, la réalité du sarkozysme ne peut s’oublier.
