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Élections 2012 - Présidentielle et législatives

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Ville et logement Jeudi 15 Mars 2012 à 15:20

Fin de la trêve hivernale sur les expulsions locatives : dormir dehors, c’est dur aussi l’été

Pour de très nombreux locataires, la date du 15 mars ne rime pas avec le retour des beaux jours. Au contraire, la fin de la trêve hivernale sur les expulsions locatives signifie la peur au ventre de se retrouver sans toit, sans solution du jour au lendemain. Quelles que soient les raisons qui conduisent à une expulsion locative, elles constituent souvent un drame pour une famille, tant l’absence durable de logement a des conséquences terribles pour soi et ses enfants.

Les locataires modestes sont les premiers touchés par le logement cher et par l’augmentation de la précarité : les prix des loyers ont flambé ces dix dernières années, ils pèsent lourd dans le budget des familles qui sacrifient parfois de nombreuses autres dépenses, y compris de chauffage, pour faire face au loyer. Un million de ménages ont eu froid l’hiver dernier, faute d’argent pour payer la facture de gaz ou d’électricité.

Le nombre d’expulsions locatives n’a cessé d’augmenter depuis cinq ans et ce sont aujourd’hui plus de 150 000 ménages – dont de nombreuses familles monoparentales – qui vivent sous la menace d’un impayé de loyer ou d’une expulsion. Pourtant, nombre d’entre eux sont reconnus prioritaires par la loi DALO. C’est un triste révélateur de l’échec de la politique du logement depuis 10 ans et de la gestion purement saisonnière de la précarité.

Afin de prévenir le plus tôt possible les expulsions locatives, François Hollande s’est engagé à ce que chacun puisse se loger à un prix compatible avec ses revenus. 2.5 millions de logements seront construits sur le quinquennat dont chaque année 150 000 logements sociaux, afin de rendre effectif le droit au logement opposable. Pour mieux prendre en compte la diversité des moyens des demandeurs de logement, y compris les plus modestes, François Hollande demandera aux organismes HLM et aux collectivités locales d'augmenter la part des logements très sociaux dans les programmes neufs. Le seuil minimum de logements sociaux dans la loi Solidarité et Renouvellement Urbains sera augmenté et les préfets se substitueront aux maires qui refusent d’appliquer la loi. Enfin, François Hollande a pris un engagement fort : il n’y aura pas d'expulsion locative des ménages reconnus prioritaires dans le cadre de la loi DALO sans proposition préalable de relogement.