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    Élections 2012 - Présidentielle et législatives

    Élections 2012 - Présidentielle et législatives

    Vie du PS Jeudi 3 Mai 2012 à 14:47

    Gérard Longuet : la compromission permanente

    Dans une interview au journal Le Figaro, relevant d’un service commandé qui n’échappera à personne bien loin de l’authenticité chère à Nicolas Sarkozy, Gérard Longuet a tenté piteusement d’apporter des justifications à ses propos injustifiables tenus dans le journal Minute.

    Dans cette interview, le toujours Ministre de la Défense s’est encore davantage compromis en évoquant « l’intolérance et le procès en sorcellerie » des socialistes, comme pour relativiser ses déclarations pourtant inadmissibles pour un haut dignitaire d’un parti se revendiquant de la République et de la capacité à gouverner en France.

    En outre Gérard Longuet a déclaré qu’il n’avait jamais « parlé de négociations » avec le Front National ce qui est proprement faux, car lorsque l’on dit qu’un parti n’est pas « disqualifié », c’est qu’on le conçoit déjà comme un potentiel partenaire crédible de négociations.

    C’est oublier également la teneur du propos de ce Ministre de la République dans un journal d’extrême droite. D’un côté, une opération séduction à destination des électeurs de Marine Le Pen, qui sait « résister au plaisir des provocations » et ne pas invoquer les « Durafour crématoires » et autres « détails » de l’Histoire. De l’autre, la diabolisation absolue de la gauche, responsable même « du pacte germano-soviétique et de la Seconde Guerre Mondiale ».

    La réalité, c’est qu’au lendemain du débat largement remporté par François Hollande, le camp de Nicolas Sarkozy panique, perd pied et se disqualifie par des déclarations en forme de compromissions permanentes. Nous regrettons tous que Gérard Longuet ait posé les bases d’un accord entre l’UMP et le Front National, en vue d’attirer les électeurs de l’extrême droite pour le second tour et de donner de funestes perspectives pour les législatives, mais la seule réponse qui conviendrait de la part de Nicolas Sarkozy n’est pas une interview dans Le Figaro, dont il ne restera rien, mais bien l’annonce d’un retrait du gouvernement et une suspension de l’UMP.