Développement durable et ruralité Vendredi 28 Septembre 2007 à 19:04
Grenelle de l’environnement et outremers
Grenelle de l’environnement : le Parti socialiste souhaite que les propositions pour les outremers issues de la 1ère phase du Grenelle de l’environnement n’en restent pas au stade de vaines intentions A l’issue de la première phase du « Grenelle de l’environnement », plusieurs propositions pour les outre-mers reprennent les propositions développées de longues dates par les socialistes ultramarins d’un certain nombre de propositions pour les outre-mers. Ces intentions ne doivent pas rester des annonces mais se traduire par des engagements fermes et plus précis. Il s’agit de la volonté affichée d’éradication de l’orpaillage illégal et l’abandon du projet minier de la montagne de Kaw en Guyane (proposition du groupe 2). Il s’agit d’autre part de la « finalisation d’un plan d’action relatif à la pollution par le chlordécone aux Antilles » (proposition du groupe 3). Ce plan doit cependant être mené d’urgence et avoir comme double objectif la dépollution des sols et la préservation de l’agriculture tout en étant étendu aux autres pesticides. La volonté de faire des outremers une « vitrine de l’excellence climatique » en visant une part de 50% d’énergies renouvelables en 2020 (proposition du groupe 1) rejoint naturellement les préoccupations et engagements des collectivités locales. Cependant, l’Etat doit accompagner les régions pionnières en ce domaine afin que cet objectif soit atteint. L’élaboration de plans d’actions locaux pour la biodiversité des collectivités d’outre-mer dotés de 20 M€ pendant 5 années (proposition du groupe 2) irait dans le bon sens. Ces plans devront permettre d’inventorier la biodiversité, notamment les espèces endémiques, et d’étudier les modalités d’appropriation locale de cette richesse. Le Parti socialiste partage naturellement la proposition du groupe n°3 d’une accélération du plan séisme devant aboutir à un renforcement de tous les bâtiments sensibles aux Antilles. Enfin, le souhait du même groupe d’anticiper la veille des risques émergents dans les outre-mers en particulier et de développer des pôles régionaux d’excellence environnementale rejoint les préoccupations exprimées par les socialistes. Deux grandes autres priorités environnementales outre-mers doivent également être prises en compte Il est vital que le Gouvernement s’engage contractuellement avec les collectivités locales sur un plan de desserte intérieure des territoires afin de mettre un terme au « tout-voiture » et pour trouver une solution à la gestion des déchets en milieu insulaire. Enfin, un atelier outre-mer doit être décentralisé en Guadeloupe afin que l’ensemble de ces propositions soient approfondies au plus près des réalités locales. Communiqué de Victorin LUREL, Secrétaire national à l’Outre-mer