Libertés, médias, justice et sécurité Vendredi 13 Août 2010 à 16:41
Hortefeux
À chaque jour son déplacement. À chaque fait divers aussi régulier que tristement dramatique, sa déclaration martiale. Le ministre de l’Intérieur en ce mois d’août montre certes une agitation frénétique, mais en quoi est-elle efficace ?
Aujourd’hui, il vient de faire un premier bilan des camps de roms évacués. Au-delà de l’autosatisfaction, en quoi ces actions règlent-elles le problème ? La constatation de l’illégalité de ces occupations était souvent très ancienne, mais les préfectures, lucides sur la stérilité de l’action, avaient différé l’exécution. En quoi ces actions, maintenant très médiatisées, vont-elles apporter une réponse durable ?
Parallèlement, le ministre vient de réclamer des sanctions contre les auteurs des inacceptables agressions dont ont été victimes des policiers de Corbeil-Essonnes. Si on ne peut que partager sa condamnation sur de tels actes par essence injustifiables, quel est l’apport de l’intervention ministérielle ?
Le rôle d’un ministre n’est pas de se substituer aux responsables locaux de sécurité ou de se contenter de commenter les faits-divers. Il serait bien plus utile qu’il demande et obtienne des financements pour renforcer les effectifs et les moyens de la police et de la gendarmerie.
Aujourd’hui, il vient de faire un premier bilan des camps de roms évacués. Au-delà de l’autosatisfaction, en quoi ces actions règlent-elles le problème ? La constatation de l’illégalité de ces occupations était souvent très ancienne, mais les préfectures, lucides sur la stérilité de l’action, avaient différé l’exécution. En quoi ces actions, maintenant très médiatisées, vont-elles apporter une réponse durable ?
Parallèlement, le ministre vient de réclamer des sanctions contre les auteurs des inacceptables agressions dont ont été victimes des policiers de Corbeil-Essonnes. Si on ne peut que partager sa condamnation sur de tels actes par essence injustifiables, quel est l’apport de l’intervention ministérielle ?
Le rôle d’un ministre n’est pas de se substituer aux responsables locaux de sécurité ou de se contenter de commenter les faits-divers. Il serait bien plus utile qu’il demande et obtienne des financements pour renforcer les effectifs et les moyens de la police et de la gendarmerie.
Communiqué
Jean-Jacques Urvoas, Secrétaire national à la sécurité
Jean-Jacques Urvoas, Secrétaire national à la sécurité