Connectez-vous

Identifiez-vous :

Avec votre compte
Parti-socialiste.fr

Saisissez votre adresse de courriel
Saisissez votre mot de passe

Avec votre compte
Facebook ou Coopol

Coopol connect
Parti socialiste

Élections 2012 - Présidentielle et législatives

Élections 2012 - Présidentielle et législatives

Libertés, médias, justice et sécurité Mardi 27 Décembre 2011 à 9:07

Il ne faut pas modifier mais retirer la circulaire Guéant

La circulaire du 31 mai 2011 dite circulaire Guéant qui préconise de rendre plus difficiles les conditions d'obtention d'un titre de séjour par les étudiants étrangers ayant obtenu leur diplôme et souhaitant bénéficier d'une première expérience professionnelle a suscité un profond émoi chez ces étudiants. De nombreuses personnalités notamment du monde universitaire et culturel se sont unies pour demander son retrait. M. Guéant annonce aujourd'hui qu'il reverra sa circulaire en début d'année mais c'est toute sa logique qu'il faut revoir.

François Hollande demande le retrait de cette circulaire.

L'université et les grandes écoles françaises sont entrées depuis plusieurs années dans une véritable compétition internationale avec les établissements de l'enseignement supérieur du monde entier et multiplient les efforts pour exister dans des classements internationaux. Pour tous les étudiants français, la dimension internationale prend également de plus en plus une importance nouvelle, se traduisant par des séjours d'études de plus en plus fréquents effectués dans des universités étrangères. Dans ces conditions, l'accueil des étudiants étrangers constitue aujourd'hui un enjeu crucial dans le processus d'internationalisation des universités françaises et dans la constitution des réseaux avec les universités étrangères les plus prestigieuses. Aussi, la circulaire Guéant pénalise-t-elle fortement à la fois les universités françaises en les rendant moins attractives pour les étudiants étrangers mais aussi l'ensemble des étudiants français qui ont besoin pour pouvoir étudier dans des établissements étrangers que des étudiants étrangers viennent en contrepartie.   

L'esprit de la politique de M. Guéant ne se comprend que dans une logique, là encore, de politique du chiffre : les étudiants étrangers représentent en effet un quart des entrées dans notre pays et ne sont ainsi vus que comme un flux à réduire.

Donnant la priorité à la jeunesse, François Hollande saura repenser l'accueil des étudiants étrangers et redonner une impulsion à l'échange entre les universités françaises et étrangères, dans le respect de l'autonomie des universités. Au lieu de les rejeter dans l'incompréhension générale, il nous faut faire des étudiants étrangers les meilleurs ambassadeurs de la France.