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    Législatives

    Législatives

    Economie, entreprise, industrie Mercredi 23 Mai 2012 à 21:42

    Jamais en retard d’une outrance, M. Copé serait mieux inspiré de faire silence

     

    Moins mobilisé par les législatives de 2012 qu’obnubilé par la présidentielle de 2017, Jean-François Copé, avec sa modération coutumière, multiplie les déclarations outrancières contre le Gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

    Compte tenu de son passif, le secrétaire général de l’UMP devrait se faire plus discret.

    Affirmer « quand on vote FN, on a Taubira » (22 mai) est injurieux et plus que douteux. Ce n’est hélas guère surprenant de la part de celui qui, en décembre 2010, exhortait la droite à « immanquablement reprendre [le] grand débat sur l’identité nationale ». Entre la droite républicaine et l’extrême droite, Jacques Chirac avait établi une digue : M. Copé veut bâtir une passerelle.

    Prétendre que « refuser la règle d’or budgétaire » revient à commettre « l’irréparable » pour les finances publiques (22 mai) est du plus haut comique : chacun se souvient que le maire de Meaux s’illustra au Gouvernement par l’invention du bouclier fiscal et de la tristement célèbre « niche Copé », cadeau aux très grosses entreprises que le Conseil des Prélèvements obligatoires a estimé à 10 milliards d’euros sur trois ans de manque à gagner pour le budget de l’Etat.

    Soutenir, en matière de retraite, qu’en finir avec l’injustice qui frappe les salariés qui ont commencé à travailler tôt et ont toutes leurs cotisations relève du« coup de force » (23 mai) sonne comme une provocation de la part de celui qui, à la tête du groupe UMP à l’Assemblée nationale en 2010, encouragea le gouvernement Sarkozy-Fillon à attaquer le système de retraite au mépris des syndicats, des millions de manifestants et de l’opposition parlementaire.

    Dénoncer « le matraquage fiscal des classes moyennes » (22 mai) relève sans doute du mea culpa de la part du numéro un de l’UMP dont l’essentiel du programme consiste à augmenter la TVA et à ponctionner le pouvoir d’achat des salariés, des chômeurs, des jeunes et des retraités.

    Le secrétaire général de l’UMP devrait donner moins de leçons et faire acte de contrition : par ses propositions anti-sociales et ses outrances verbales, il incarne ce dont nos concitoyens ne veulent plus.

    Le choix des élections législatives n’en est que plus clair : pendant que M. Copé se préoccupe de son avenir à l’UMP, le Gouvernement Ayrault agit pour les Français.