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    Economie, entreprise, industrie Mardi 14 Août 2012 à 15:42

    Karine Berger : "Les résultats du 2ème trimestre portent la marque des politiques d'austérité du gouvernement précédent"

     

     

    L’Insee confirme la stagnation de l’économie française : avec 0% de croissance au printemps et ce pour le troisième trimestre consécutif, la croissance sur l’ensemble de 2012 sera sans doute comprise entre 0% et 0,5%. La faiblesse de la croissance en 2012 ne s’explique pas par les échanges extérieurs, puisque l’acquis de la contribution de nos échanges extérieurs est positif (+0,3). Il provient du repli de la demande intérieure hors stock (acquis 2012 : -0,6%).

     

    Contrairement à ce que répète la droite libérale, c'est bien la politique menée par le gouvernement précédent qui est au coeur des difficultés actuelles. Le repli du pouvoir d’achat des revenus des ménages (acquis -0,1%) et de la consommation (acquis 0,1% et repli au deuxième de trimestre de -0,2%) prouve que les ménages modestes et moyens sont confrontés plus durement à la crise économique.

     

    L'augmentation de l'allocation de rentrée scolaire et le relèvement du Smic dès juillet sont des premières réponses à ce problème de pouvoir d'achat. Au-delà, il se confirme que la valeur ajoutée dégagée par les très grands groupes n’est pas ré-injectée dans les revenus du travail ou dans l’investissement productif. Ainsi, alors que l’activité industrielle de la France est toujours nettement plus faible qu’en 2008 (-10%), et se replie sur un an (-3%), et que les destructions d’emploi privé atteignent 250 000 depuis 2008 et 29 700 sur un an, les dividendes qui vont être versés par les 40 plus grandes entreprises françaises en 2012 au titre des résultats de 2011 sont toujours de l’ordre de ceux versés en 2008 (37 milliards) et représentent presque la moitié des profits dégagés. Une autre répartition de la valeur ajoutée est nécessaire, entre revenu du capital et du travail, entre les très hauts revenus et les autres, entre les grandes entreprises et les PME, c'est l'un des grands enjeux de la réforme fiscale en préparation.

     

    L’économie française a de nombreux atouts. Ces atouts peuvent permettre de retrouver le chemin de la croissance s’ils sont mis en valeur par une politique économique volontariste, attentive à la fois à la demande et à la productivité par l’investissement, la recherche et l’innovation. Le gouvernement a commencé à le faire avec la loi de finance rectificative, avec les premières mesures industrielles concernant notamment le secteur automobile ; c'est aussi l'un des grands enjeux du projet de loi de finances pour 2013, qui devra concilier l'impératif de réduction des déficits en deçà de 3% de PIB pour inverser la spirale de l'endettement avec le redressement de la croissance du PIB sans lequel rien ne sera possible.