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Parti socialiste

Développement durable et ruralité Mercredi 4 Octobre 2006 à 14:34

La droite et l'Environnement : communiquez, communiquez, il en restera toujours quelque chose

La quinzième conférence de presse mensuelle de Dominique de VILLEPIN, consacrée à l'environnement, a été dans la droite ligne des précédentes : un exercice imposé d'autopromotion gouvernementale. Le Premier ministre ne fait pas plus illusion dans ce domaine que dans d'autres. Comment pourrait-il en être autrement alors qu'au-delà des grands discours sur l'avenir de la planète, dont la droite s'est fait une spécialité, son action concrète depuis quatre ans la disqualifie complètement : réductions incessantes et importantes des budgets du ministère de l'environnement, de l'ADEME, et des subventions aux associations ; ni moyens ni ambition pour le Plan climat, comme pour la stratégie nationale pour la biodiversité ; suppression depuis 2004 des crédits prévus par l'État pour financer les transports collectifs en site propre ; menaces sur la filière éolienne La soudaine agitation de Dominique de VILLEPIN et de son gouvernement, à quelques mois d'échéances électorales majeures, ne doit rien au hasard. Toutefois, au mieux, elle ne prend absolument pas la mesure des vrais problèmes, au pire elle promet à bon compte. Ainsi, son approche du dossier des transports relève d'une mauvaise foi caractérisée. Les biocarburants ne pourront pas résoudre tous les problèmes et leur bilan écologique global reste sujet à caution. D'un autre côté, le retard accumulé en matière de transports urbains communs, comme en matière de transports interrégionaux ou de fret ferroviaire, du fait des nombreuses suppressions de crédit décidées par la droite, sera long à rattraper, alors même que leur rôle est déterminant. Il en va de même en ce qui concerne le relèvement du plafond du CODEVI et son extension à l'environnement. Les conjectures sur les sommes mirobolantes que rapporterait cette mesure ne reposent sur rien et ne peuvent être comparées à une véritable volonté politique assortie d'engagements budgétaires tangibles, à l'opposé de ce qui a été fait depuis quatre ans. Le Parti socialiste dénonce une nouvelle fois cette politique du simulacre. Alors que les signes de l'urgence écologique se multiplient, qu'il s'agisse du changement climatique, de la biodiversité, de l'eau ou de la question des déchets, une telle attitude est au mieux irresponsable. Communiqué de Béatrice MARRE, Secrétaire nationale à l'environnement et au développement durable