Développement durable et ruralité Vendredi 9 Mars 2007 à 11:00
La droite, la Commission européenne et l'énergie : électoralisme et libéralisme
Le Parti socialiste n'est pas dupe de la position de circonstance adoptée par le Conseil européen de Bruxelles aujourd'hui sur la question de l'énergie. La Commission a seulement accepté de surseoir, sans y renoncer en vérité, à son projet de libéraliser totalement les marchés de l'énergie en démantelant les opérateurs historiques par la séparation des activités de production et de transport d’énergie. Quant à la droite française, elle dissimule ses intentions réelles à l'approche de l’élection présidentielle, qui rejoignent en réalité celles de la Commission. Le Parti socialiste rappelle son opposition à cette logique marchande qui pousse à consommer toujours plus, fragilise le système énergétique européen et compromet toute véritable politique commune d'économies d'énergie. La Commission serait mieux inspirée de travailler à la mise en œuvre d'une véritable politique énergétique au niveau européen, fondée sur l'égal accès de tous à l'énergie, un plan de programmation des investissements nécessaires et la maîtrise publique des évolutions tarifaires. Le Parti socialiste rappelle que Ségolène Royal porte le projet réaliste et conforme à l'intérêt général de pôle public de l’énergie autour d’EDF et GDF, fondé sur : • la maîtrise publique des entreprises et des réseaux de transport en vue d'assurer dans le long terme les investissements nécessaires à une autre politique énergétique; • une politique offensive de diversification et de décentralisation énergétique, notamment en réduisant la part du nucléaire dans la production électrique française ; • des mesures volontaristes d'économies d'énergie et de développement des énergies renouvelables qui devront atteindre 20 % de la production en 2020 ; • la protection des consommateurs contre des hausses tarifaires injustifiées au moyen d’une initiative européenne visant à obtenir le maintien durable de tarifs réglementés pour les ménages. Communiqué de Christian MARTIN, Secrétaire national aux services publics